Inui

Inui est un duo chorégraphique qui développe son écriture et sa recherche autour d’une notion qu’il invente et nourrit : le maysage – paysage en mouvement.

La rencontre artistique de Laurie Peschier-Pimont et Lauriane Houbey débute en 2012 avec la création de Matrice, une pièce chorégraphique et paysagère questionnant les conditions d’émergence d’un geste collectif, et jouant de l’articulation entre l’individu, le groupe et le contexte. Depuis, leur recherche cultive des attentions environnementales, jusqu’à formuler, en pratiques et en performances, la notion de maysage.

INUI
Laurie Peschier-Pimont est danseuse, chorégraphe, pédagogue, et elle vit à Nantes. Lauriane Houbey vit à Marseille, elle est chorégraphe, performeuse et artiste sonore.  Ensemble, elles forment le duo chorégraphique INUI.C’est avec la création de Matrice en 2012 que débute leur collaboration artistique. Cette pièce chorégraphique et paysagère aborde les conditions d’émergence d’un geste collectif, jouant de l’articulation entre l’individu, le groupe et son contexte. Depuis, leur démarche artistique cultive des attentions environnementales, et déplie en pratiques et en performances la notion de maysage – le paysage en mouvement.
À l’orée d’intimes paysages aquatiques, elles initient la création WAVING une danse chorale océanique, chœur en mouvement composé pour un large rassemblement de danseurs amateurs et professionnels. Elles ouvrent simultanément le chantier childhood manifesto, performance in-situ jouée en duo pour des plages et bords de mer. À l’occasion du festival Marcher Camper Flotter à Nantes, elles présentent une première édition outdoor de l’École d’Art Sauvage, école performative et participative pour mettre à l’étude la notion de maysage. Elles inaugurent actuellement le projet chorégraphique ÉCHO comme exploration de la relation frontale en empathie kinesthésique avec le spectateur.
Ces objets chorégraphiques engagent une recherche pratique sur le corps sensible et l’imaginaire, en s’appuyant sur un ensemble de techniques somatiques, d’outils perceptifs, de pratiques cartographiques, pour tenter des sculptures de l’attention.
Elles développent également une approche pédagogique des arts chorégraphiques en écoles supérieures d’art, où elles questionnent nos pratiques artistiques avec les outils de la danse et de la performance. Dans ces contextes pédagogiques elles développent des projets singuliers et transversaux : la création Matrice expérimentée à l’ESBA de Nantes avec un groupe d’étudiant.es donne lieu à une carte blanche pour la revue 303: Performance, happening, art corporel… au delà des disciplines artistiques. Le Travail de l’Art, workshop-performance produit à l’ESAD le Havre-Rouen met en œuvre une édition papier éponyme, en collaboration avec le designer Nicolas Couturier, et présentée dans le cadre de  l’exposition La démarche à l’oeuvre. Dessins, partitions de jeu et dispositifs scéniques à la galerie de l’Aître Saint-Maclou. L’Édition performée est activée à l’ESAD de Grenoble et l’EESAB de Quimper pour capter des archives subjectives de l’histoire de la danse et jouer de nouvelles partitions. À l’ENSA Limoges, elles créent la conférence performée Exposer, exploser, explorer avec un groupe d’étudiant.es et poursuivent aujourd’hui le dispositif École d’art sauvage.
Lauriane Houbey et Laurie Peschier-Pimont s’associent à une myriade de projets menés par d’autres artistes, et dernièrement auprès du plasticien Nicolas Floc’h pour Surfer un arbre, dont la première exposition collective est inaugurée à Passerelle – Brest et rassemble une communauté d’artistes surfeurs.
LAURIE PESCHIER-PIMONT

Danseuse, chorégraphe et pédagogue. Depuis 2008 elle développe des projets chorégraphiques, des dispositifs de performance, des projets pédagogiques, et collabore régulièrement avec le champ de l’édition.
Sa formation est un parcours tissé entre compagnies de danse et cursus académique au CNR de Grenoble, une maîtrise universitaire en Histoire des Arts et un activisme politique-ludique-esthétique au sein du lieu autonome des 400 couverts [Grenoble]. De 2006 à 2007 elle poursuit ses études chorégraphiques à Essais au CNDC d’Angers – direction Emmanuelle Huynh.
Avec Lauriane Houbey, elle forme le duo chorégraphique INUI pour une création inaugurale : Matrice, menée en 2012 à l’ESBA de Nantes-Métropole, en collaboration avec Daniel Perrier et un groupe d’étudiants participants. Le collectif s’expérimente comme un environnement dynamique aux pratiques paysagères, une constellation de singularités en mouvement, une masse puissante en révélation.
Depuis, leur démarche artistique se focalise sur des notions environnementales, et déplie en pratiques et en performances la notion de maysage  – le paysage en mouvement.
Aussi la création chorégraphique WAVING une danse chorale océanique rassemble un large groupe de danseurs amateurs et professionnels pour former des vagues chorégraphiques et sonores. Empruntant des techniques de camouflage, childhood manifesto est une performance in-situ jouée en duo à l’orée d’intimes paysages aquatiques. Aujourd’hui le projet ÉCHO explore la relation frontale en empathie kinesthésique avec le spectateur considéré comme paysage.
A travers une démarche de pédagogique performative centrée sur les écoles supérieures d’art et design, elle revendique un « jouer école ». Associant pédagogie et création, elle développe avec Lauriane Houbey les projets : Matrice à l’ESBA Nantes-Métropole, Le Travail de l’Art à l’ESAD le Havre-Rouen, l’Edition performée à l’ESAD de Grenoble et à l’EESAB de Quimper, Exposer, exploser, explorer suivi de l’École d’Art Sauvage à l’ENSA de Limoges. La première édition de l’École d’Art Sauvage s’est jouée dans le cadre du festival Marcher Camper Flotter organisé par think-think-think à Nantes. Cette école performative et participative met à l’étude la notion de maysage, tout en questionnant nos dispositifs de perception, de formation et de création.
Son travail performatif se coordonne avec différents formats d’édition Expansion Bleue s’insère dans Se Rendre créé par Lieux Communs – Jocelyn Cottencin, un dispositif Matrice, édition performée, augmenté d’une carte blanche pour le numéro Performance, happening, art corporel… de la Revue 303 et Le Travail de l’Art,  journal et self-workshop conçu avec Nicolas Couturier – g.u.i.
Elle a collaboré aux projets de dérives urbaines du collectif Ici-Même [Grenoble] pour : Un peu plus à l’est de chez moi, Concerts de sons de ville, Agences de Conversation, Traversées d’extrémité, La ville une nuit entière.  Elle a travaillé avec Aline Landreau, Béryl Breuil et Antoine Monzoni-Calvet à la conception de Locomotive, une pièce chorégraphique et sonore. Elle a créé Expansion Bleue, une installation performée, et Expansion Orange, une performance élaborée avec la cinéaste Judith Cahen.
Comme interprète, elle a dansé pour Alain Michard, Mille Plateaux Associés, Annie Delichères, Marie Orts, Emmanuelle Huynh et Nicolas Floc’h, Agnieszka Ryszkiewicz, Marianne Baillot. Elle danse pour Dominique Brun dans Sacre #2, une recréation historique in extenso du Sacre du Printemps de Vaslav Nijinski, ainsi que dans L’Après-midi d’un faune d’après la partition autographe du même auteur. Elle collabore actuellement avec la compagnie A.I.M.E – Julie Nioche dans le cadre de sa résidence d’artiste associée au Grand R à La Roche-sur-Yon, avec Nos Retrouvailles et l’Heure Intérieure, et intègre le laboratoire de création Infusions / Bains de Catherine Contour.
Elle se forme au surf des mers comme ressource perceptive et imaginaire pour les projets chorégraphiques Waving et childhood manifesto.

LAURIANE HOUBEY

Sa pratique se déploie entre Marseille, Grenoble et Nantes, et croise arts chorégraphiques et performance, arts sonores et graphiques. Elle travaille à des projets tissant élans collectifs, fictions intimes et poétiques paysagères.
En tant que chorégraphe, elle collabore depuis 2011 avec Laurie Peschier-Pimont au sein du duo INUI, avec qui elle développe la notion de maysagele paysage en mouvement. Elles créent plusieurs pièces chorégraphiques croisant entités paysagères et gestes collectifs (Waving, Childhood Manifesto, L’École d’art sauvage, Édition performée, Matrice). Elles développent également une approche pédagogique de l’art chorégraphique, notamment en écoles supérieures d’art à l’ESBANM-Nantes, l’ENSA-Limoges, l’ESAD-Grenoble, l’EESAB-Quimper. Ces différents projets sont portés conjointement par la Plateforme Météores  et Bora-Bora Productions à Nantes.
En tant que performeuse, elle est actuellement interprète pour les projets de la chorégraphe Mathilde Monfreux (Ackerismes, La Grande Ourse), la vocaliste Anne-Laure Pigache (Les Pourparlers), l’Agence Touriste – Mathias Poisson & Virginie Thomas (Promenades & Bureaux), Ici-Même [Gre] (Concerts de sons de ville & dérives).
Depuis 2010, elle met en place des résidences de création en contextes, en partenariat avec les champs croisés de la recherche (CNRS, ARS), du travail de l’art et du travail social (grande précarité, migration, handicape). Ces actions mêlent des outils du champ chorégraphique et du documentaire de création pour mettre en tension le corps perceptif et ses mondes dans des dispositifs performatifs et des installations (La Maraude cartographique, Géographies intérieures, Quelque part, Cartographies traverses, D’ici là le milieu, La nuit remue, Les Voyages immobiles, Chair-langue).
Elle participe également à divers projets d’édition, notamment les recueils cartographiques Géographies Intérieures et La nuit remue avec Marie Moreau et Fabien Fischer pour L’ex.C.es. Avec Laurie Peschier-Pimont elle coordonne une carte blanche à L’Édition performée dans la revue 303 – numéro spécial Performance, happening et art corporel. Avec Jérémy Damian elle réalise la partition chorégraphique Etirements#2, à l’invitation de CitéDanse-Grenoble.
Autodidacte, elle s’est formée au contact de nombreux chorégraphes et improvisateurs, notamment Lisa Nelson, Catherine Contour, Loïc Touzé, Julyen Hammilton, entre autres, ainsi qu’auprès des artistes vocaux Anne-Laure Pigache, Phil Minton, Myriam Djemour, ou encore de certaines approches somatiques (BMC, Feldenkrais, Taï chi chuan). Elle a suivi des formations à l’image pellicule (16 & 35mm) ainsi qu’au son (prise de son, montage).
Afin de nourrir son lien grandissant aux mers et aux océans, elle pratique le surf, la plongée ainsi que la navigation à la voile.

Childhood manifesto

Waving

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