TATIANA

2022

VLAM Productions

« Depuis tout petit, le prénom de ma sœur aînée est une incantation mystérieuse, un abracadabra qui donne vie à tout un imaginaire, qui tend vers un ailleurs. Ses sonorités étrangères, ses T qui frappent comme on frappe à la porte, ses A qui font entendre l’Espagne de mes parents et ce prénom si bizarre ramenaient mon propre prénom à une banalité des plus terribles. Julien.
Tatiana a disparu le 24 septembre 1995, sans laisser de trace. Plus aucun son, plus aucun souffle. Plus le moindre signe de vie. Alors que nous nous préparions à fêter ses 18 ans, que nous vivions une vie plutôt simple et sans chichi dans le sud de la France, ma sœur s’est volatilisée. Je n’avais pas encore conscience, du haut de mes 11 ans, que ce mot si familier, si intime, si personnel allait devenir public, imprimé sur des affichettes photocopiées, en couverture des journaux locaux, prononcé voire écorché dans les JT et bien d’autres émissions internationales friandes de faits divers.
Tatiana est devenue un fait divers en quelques jours, puis en quelques années le symbole des disparues de la gare de Perpignan, thriller macabre mêlant plusieurs faits qui, pour la quasi-totalité, ont été portés en justice et les enquêtes résolues. Tatiana reste pourtant la seule disparue, sans corps, sans trace, sans coupable. Tatiana est une énigme. À l’heure où j’écris ces mots, elle pourrait être n’importe où.

N’importe où, sauf sur la scène du théâtre.

Tatiana est l’héroïne de ce spectacle, une héroïne qui n’arrivera jamais. Alors, moi, Julien, du haut de mes 11 ans, avec mon prénom si banal et mes années de danse, de théâtre, de films et de parodies, je vais vous raconter comment nous l’avons attendue et nous l’attendons encore. Que jaillissent à nouveau la magie, le mystère et la candeur.

Ce projet a une aura qui lui est propre. Par sa singularité, certainement, et puis je crois que la nécessité d’être sur scène à parler de ma sœur Tatiana me rend encore plus vrai, plus humain, plus ouvert. C’est un travail d’incarnation, d’imitation, de fantômes. Au milieu de cette galerie de protagonistes, il y a moi, à des âges différents. Je change de voix, de tronche, de corps, je vis ma propre métamorphose au plateau, du pré-adolescent de 11 ans à l’interprète de 37 ans sur scène. Je deviens l’être polymorphe qui incarne tous ces gens. »

Julien Andujar.

 

Avec TATIANA, pièce tout entière dédiée à sa soeur disparue, Julien Andujar livre une fiction autobiographique, un conte documentaire, un numéro de cabaret. Jouant avec des identités multiples, il flirte drôlement avec la mort et l’amour, au fil d’une pièce à la fois grave et fantasque, drôle et bouleversante.

Pour Julien Andujar, ce projet est né d’une nécessité, celle d’être sur scène pour parler de sa sœur Tatiana, disparue le 24 septembre 1995, sans laisser de trace.
Enfant, il n’avait pas encore conscience que ce prénom si familier, si personnel, allait devenir, en quelques jours, un fait divers puis le symbole des disparues de la gare de Perpignan. « Tatiana est l’héroïne de ce spectacle, une héroïne qui n’arrivera jamais. Alors, moi, Julien, du haut de mes 11 ans, avec mon prénom si banal et mes années de danse, de théâtre, de films et de parodies, je vais vous raconter comment nous l’avons attendue et nous l’attendons encore. Que jaillissent à nouveau la magie, le mystère et la candeur » annonce-t-il.
Avec tout son humour et sa lumière, il porte ce sujet et incarne sur le plateau tous les personnages qui continuent de chercher Tatiana : le gendarme, la journaliste, la voyante, l’avocat, la meilleure amie, le papa… Au milieu de cette galerie de protagonistes, il y a Julien, à des âges différents. Il change de voix, de tronche, de corps, il vit sa propre métamorphose au plateau, du pré-adolescent de 11 ans à l’interprète de 37 ans sur scène. S’appuyant sur son expérience du cabaret et de performeur, il endosse toutes les identités pour faire revivre le souvenir de sa sœur aînée. En résulte une composition polyphonique, drôle et magnifique, dont l’écho se répercute longtemps et profondément en nous.

Distribution et production

JULIEN ANDUJAR // auteur et interprète
AUDREY BODIGUEL ET YUVAL ROZMAN // écriture du plateau
RACHEL GARCIA // écriture visuelle
ALEX ANDUJAR // écriture du son
JULIETTE GUTIN // écriture lumière et régie générale
MÉLANIE MOUSSAY // accompagnement vocal
CHARLES-ÉRIC BESNIER // production – Bora Bora Productions

Production | VLAM Productions

COPRODUCTIONS // Le Manège, scène nationale de Reims ; Charleroi danse, centre chorégraphique de la Fédération Wallonie-Bruxelles ; KLAP, Maison pour la danse de Marseille ; Musique et Danse en Loire-Atlantique ; le Nouveau Studio Théâtre, Nantes ; l’Arsénic, Gindou ; Bain public, Saint-Nazaire ; CCNN, centre chorégraphique de Nantes.
AVEC L’AIDE de la Ville de Nantes et du Conseil Départemental de Loire-Atlantique, du plan national France relance et de l’aide à la création / DRAC des Pays de la Loire.
SOUTIENS // Danse dense, Pantin ; Le Théâtre de Vanves, La Place de la danse, CDCN de Toulouse-Occitanie.

+ Dossier artistique  | TATIANA - Julien Andujar 

Les dates

3 & 4 septembre 21
Spectacles du jour | Nouveau Studio Théâtre, Nantes

18 > 20 mars 22
Spectacles du jour - Festival + de Genre | KLAP, Marseille

26 mars 22
Spectacle du jour - Journée Décadanse / Artdanthé | En partenariat avec Danse dense | Théâtre de Vanves

6 > 8 avril 22 - 18h30
Spectacle du jour | Bain public, Saint Nazaire

15 Novembre 22
Création | Festival Born to be a live @ Le Manège, Reims

9 Décembre 22
Danse dense #lefestival @ Théâtre de Vanves

19 (21h) & 20 (19h) Janvier 23
Festival Trajectoires | avec Musique et Danse en Loire Atlantique et le TU-Nantes

7 mars 23
Festival Le Grand bain @ Le Gymnase, CDCN Roubaix

21 mars 23
Festival + de genre @ KLAP, Marseille

21 avril 23
Un genre de festival @ L'Arsénic, Gindou

Partagez sur Facebook Partagez sur Twitter Partagez par mail