Guillaume Cayet / Aurélia Lüscher
Co-fondée en 2014 par Guillaume Cayet et Aurélia Lüscher et implantée en Auvergne-Rhône-Alpes, la compagnie Le désordre des choses travaille depuis sa création à la lisière du théâtre poétique, performatif et politique. Depuis ses premiers spectacles –Les Immobiles, B.A.B.A.R (le transparent noir), 9 mouvements pour une cavale, Innocent·es, Grès (tentative de sédimentation)-, jusqu’aux plus récents –Jeune Mort, Le temps des fins, Les corps incorruptibles, Nos Empereurs– forme et fond sont pensés conjointement.
Des spectacles à l’adresse frontale, ancrés dans des sujets d’actualité, conçus à la fois pour des salles noires et pour de petites jauges, joués dans des lieux non dédiés dialoguent avec des formes de plus grande ampleur.
Prônant un théâtre de service public à destination du plus grand nombre, la compagnie place au cœur de son travail la question de l’adresse -à qui parle-t-on ?- autant que celle de la forme -comment parle-t-on ? Ses projets se déploient dans la durée, souvent sous forme de cycles thématiques.
Depuis 2024, Guillaume Cayet et Aurélia Lüscher ont affirmé leur volonté de travailler selon une direction bicéphale : chacun·e développe des projets de manière autonome, mais toujours complémentaire, autour de formes théâtrales qui interrogent le monde. Il et elle défendent l’idée que la nécessité du théâtre réside dans cet espace-temps suspendu qu’offre la représentation : un espace pour penser le monde.
Si le travail d’Aurélia Lüscher cherche à élaborer des formes hybrides, à la croisée de la performance, des arts plastiques et de l’écriture de plateau, en prise directe avec le réel, celui de Guillaume Cayet, entre théâtre-récit et épopée dramatique, s’attache à articuler fable et réalité, poésie et politique, afin de faire émerger de nouveaux récits contemporains.
Deux formes dramatiques, mais une seule et même visée : faire du théâtre un lieu-refuge, un lieu-cabane, pour tenter l’espace de quelques heures d’habiter le monde autrement, ensemble.
Dans les territoires où la compagnie est accueillie en résidence, elle s’attache à instaurer une dynamique locale, en rapprochant pratiques amateurs et professionnelles et en développant des partenariats avec des lycées, des écoles ou encore des établissements pénitentiaires. Pour la compagnie, spectacles et ateliers dialoguent : les premiers fabriquent l’abri où se protéger face aux bruits du monde, les seconds rassemblent celles et ceux qui viendront l’habiter.
La compagnie le désordre des choses / Guillaume Cayet est soutenue par le Département de la Seine-Saint-Denis dans le cadre de la résidence artistique à l’Espace 1789 de Saint-Ouen.
Guillaume Cayet est membre de l’Ensemble artistique de La Comédie de Valence, Centre dramatique national Drôme-Ardèche.
Aurélia Lüscher est artiste associée au Théâtre de Châtillon.
Le désordre des choses est une compagnie conventionnée par la DRAC Auvergne-Rhône-Alpes.
Contact Bora Bora productions : Karine Bellanger
Formée au Conservatoire de Genève, puis à l’École de la Comédie de Saint-Étienne, Aurélia Lüscher co-fonde avec Guillaume Cayet la compagnie le désordre des choses ainsi que le Collectif Marthe. Elle a entamé en 2024 une trilogie qui explore en trois volets notre rapport à la mort : Les corps incorruptibles (2024), Au Grand Passage (2026) et Les Sanctuaires (2028) . L’ambition artistique d’Aurélia est d’offrir au public un univers situé à la croisée du théâtre, de la performance plastique et de l’installation. Dans cette démarche hybride, elle endosse plusieurs rôles : chercheuse, autrice, scénographe, plasticienne et interprète. Elle travaille entre la France et la Suisse.
Après des études universitaires et théâtrales à Metz et à Nancy, Guillaume Cayet intègre le département écrivain-dramaturge de l’ENSATT à Lyon. Il a écrit une vingtaine de pièces de théâtre dont certaines sont publiées aux éditions Théâtrales et mises en onde par France Culture.
Il collabore avec Julia Vidit (metteuse en scène et directrice du CDN de la Manufacture Nancy-Lorraine). De 2021 à 2025, il initie le dispositif Quartiers libres, une enquête poétique autour des travailleur·ses du Grand Nancy, imaginée avec Julia Vidit. Il travaille également avec l’auteur/metteur en scène Guillaume Béguin et le Collectif Marthe.
Il écrit et met en scène Grès (tentative de sédimentation) en 2021 et crée Jeune Mort dans le cadre des Vive le Sujet / Tentative! du Festival d’Avignon/SACD 2023. Le temps des fins est créé en 2024 à La Comédie de Valence. Dans le cadre des O.V.N.I. de La Comédie de Valence, il réalise également le court-métrage Matador, avec des paysan·nes et celleux qui les accompagnent sur les territoires ruraux, sélectionné au Festival du court-métrage de Clermont-Ferrand. En 2025, il crée avec les étudiant·es de l’ESAD (École Supérieure d’Art Dramatique – Paris), le spectacle La terre et les morts. En 2026, il écrit et met en scène, Nos Empereurs. Il travaille en ce moment à l’écriture de Métaboys (une petite forme autour des masculinistes).