CARNE

Avec en point de départ la FIN et ses célébrations , Audrey Bodiguel s’engage dans une exploration scénique, plastique et performative du passage de la présence à l’absence, de l’incarnation à la carne inanimée, du vivant et de l’artifice.

« Lors d’une précédente pièce je me suis intéressée aux célébrations mortuaires. C’est là qu’on m’a parlé d’humusation, un processus de transformation du corps d’un.e défunt.e en « compost » à l’aide de micro-organismes. Ce procédé est interdit en France. Naît alors en moi, la conviction que si les humain.e.s n’acceptent pas ce type de processus, qui met notre corps à égalité du monde alors il me semble difficile d’aller au bout d’une pensée philosophique et écologique contemporaine qui nous remet à nos places de vivant.e.s au milieu du vivant, en toute horizontalité.

En m’intéressant au monde funéraire, je me suis rendu compte du peu d’informations et du tabou qu’il règne autour du sujet. Beaucoup de choses sont possibles, et notamment une ré-appropriation de la cérémonie, sans que la plupart des gens n’en soit au courant. Nous sommes souvent devant le fait accompli, avec la volonté d’en finir avec certaines démarches matérielles. Or, si nous nous défaisons de rituels passés, alors que ré-inventons-nous pour honorer et faire une place à nos morts ?

Du cercueil personnalisé au Ghana, en passant par Auctus vitae, l’application française qui partage des photos et des sons en lien avec la personne décédée via des QR codes sur les tombes, il y a une inventivité bien présente. Pour moi, cette capacité de création révèle un lien entre spectacle et célébration.
Ici, je me permets de fabuler sur mes funérailles. Un hommage à moi-même, mais à côté de la plaque. Evoquer la mort en étant pleine de vie. Me surexposer puis finir en compost. Me mettre au centre pour mieux disparaître. Incarner ce qui se désincarne. Je questionne cette posture propre à l’humain, qui jusqu’au bout de sa vie, ne se prend pas pour un animal comme les autres. CARNE, (prononcez CARNEU), c’est la chair, la viande, exemple : « vieille carne ». En tant que danseuse et chorégraphe, je me pose la question : que va devenir mon corps ?

En Corée, des entreprises vous proposent de « vivre » vos fausses funérailles, afin de s’inventer un « après », une sorte de « renaissance ». Avec CARNE, j’invente une cérémonie ultra-personnalisée, poussée jusqu’au « bling-bling », avec une figure ultra-présente, presque immortelle. Liberace et ses strass de la Las Vegas sont une des inspirations. Cercueil tunning, écran intégré, bar à cocktail intégré ou encore madison/flash mob d’adieu. Tenter de contrôler jusqu’à sa propre mort, figer une image de soi et transmettre au public en présence ses dernières volontés, comme les exécuteurs testamentaires. Je pars de cet extrême qui m’évoque un monde, pour aller jusqu’à la polarité inverse : finir en compost, se soumettre à l’incontrôlable et à la matière organique en mouvement. Par ce prisme, CARNE évoque la fin d’un monde, d’une pensée et son effondrement. Comment apprendre à redevenir mortels et comment nous réconcilier avec notre impermanence : CARNE dans sa dramaturgie, suit ce processus, strate après strate.

Accepter de perdre de sa superbe et que quelque chose s’effondre, pour accéder à ce qu’est notre corps réellement : un organisme vivant, en perpétuel mouvement. Alors la mort devient vie et le cycle pose la question inverse : n’est-pas le personnage « bling bling » du début qui semble mort et l’absence de la fin qui nous laisse un souvenir vivant ? »

Audrey Bodiguel

PRESSE
Carne : mourir sur scène, devant les projecteurs / Cédric Chaory16 janvier 2026

EXTRAIT :  » (…) Avec CARNE, Audrey Bodiguel fabule ses propres funérailles pour mieux interroger notre rapport à la finitude, à l’artifice, à cette obsession humaine de vouloir contrôler jusqu’à sa disparition. De la diva bling-bling au compost interdit, de l’hyper-présence à l’effacement organique, la pièce suit un effondrement par strates. Elle pose une question simple, presque indécente : et si le personnage du début était déjà mort, tandis que l’absence finale nous laissait, paradoxalement, une trace vivante ?

Dans ce monde qui s’acharne à célébrer ses ruines, CARNE ressemble à un hommage déplacé — à soi-même, à nos rituels, à notre incapacité chronique à accepter l’impermanence. Et c’est précisément là que réside sa troublante honnêteté. »

Le temps des fins

Dernier appel de la forêt

Je viens de la campagne.

Depuis gamin, j’écris sur les arbres. À l’école primaire au couteau nous gravions nos noms avec mon amoureuse de l’époque dans l’écorce d’un sapin. Puis plus tard, une fois devenu auteur, j’ai eu l’envie pulsionnelle et répétitive de plonger mes personnages dans l’univers sylvestre. La forêt, ses habitant·es : humains et non-humains.

J’y voyais là un espace intéressant de poésie et de politique. Car en effet juste à côté de chez moi co-existaient les pensées réactionnaires les plus crasses et les pensées révolutionnaires les plus avancées qui s’exprimaient justement dans le rapport que chacune de ces pensées entretenait avec le règne animal et la forêt. D’un côté la chasse, les chasseurs, le vote frontiste, la masculinité toxique, de l’autre Bure (Zad où un centre d’enfouissement de déchets radioactifs voyait le jour), l’émancipation collective, la recherche d’une utopie commune, d’un archipel.

Durant mes études et mes lectures, je me suis souvent posé la question de l’engagement politique. Faut-il lutter au sein du système ? Créer un monde en dehors de celui-ci ? Ou bien faut-il tout brûler ? Produire une tabula rasa susceptible de recréer un monde sur des bases plus saines…

Dans Le temps des fins, il est question de tout cela. D’utopies et de forêts. De fin d’un monde, de désastre annoncé, et surtout, et toujours, de luttes. Car face aux annonces collapsologistes d’un effondrement programmé, d’un monde en sursis, quelles armes avons nous pour lutter ?

Le temps des fins sera le récit de ces hommes et femmes sans monde, pris·es au piège entre un monde qui tarde à mourir et un autre qui tarde à naître.

Guillaume Cayet

Les corps incorruptibles

enquête intime sur la gestion des dépouilles mortelles

« Tant que le cadavre n’a pas quitté la maison mortuaire, il ne faut ni balayer le parquet, ni épousseter les meubles, ni jeter dehors aucune poussière ou balayure, de crainte d’expulser aussi l’âme du mort et d’attirer sur soi ses vengeances. En revanche, il faut avoir soin de vider ou tout au moins de couvrir tout vase contenant un liquide ( le lait excepté), afin que l’âme ne risque pas de s’y noyer. »
La légende de la mort / 1893 Anatole Le Braz

Mais quelle est donc cette « crise contemporaine de la mort  » (*) à laquelle nous sommes confronté.e.s?
Conçue et interprétée par Aurélia Lüscher, « Les corps incorruptibles » est une performance plastique et théâtrale où s’entremêlent le réel et l’imaginaire. Le public est invité à entrer dans ces lieux clos que sont les sous-sols des chambres mortuaires, pour appréhender la gestion des dépouilles mortelles en Occident.                                                                         

Lors d’une enquête au long cours, à la fois intime et de terrain, Aurélia Lüscher a voulu comprendre comment on s’occupe aujourd’hui de nos morte.s. à l’abri des regards. Elle construit à vue une autofiction, en naviguant entre différents codes de jeux et diverses adresses.                       

Le titre, Les corps incorruptibles, fait écho à un phénomène reconnu comme « miracle » par l’Église catholique : la non-putréfaction des cadavres.

*  Edgar Morin  « L’homme et la mort »

PRESSE

« Aurélia Lüscher, vive et tonique, est à l’œuvre. (…) Sculptrice taillant avec constance et patience la pierre ou le marbre de sa statue, elle redonne vie à l’harmonie charnelle de la figure gisante. (…) Un spectacle rare et audacieux.« 
— Véronique Hotte, Hottello

« La céramiste, comédienne, autrice touche à l’humain et signe une folle épopée mortuaire portée par son énergie un brin nonchalante. Loin du drame, elle bouscule nos convictions et nous invite à rêver un autre rapport au monde, où la mort retrouve enfin sa place dans la vie. »
— Olivier Frégaville-Gratian d’Amore, Coups d’Œil (L’Œil d’Olivier)

« L’étonnant spectacle performance d’Aurélia Lüscher est un salvateur voyage. (…) Redécouvrant les liens entre théâtre et mort, deux rituels, elle nous guide superbement en voyage inconnu. »
— Fabienne Pascaud, Télérama
 
« La metteuse en scène parvient le tour de force de se balader avec le mot « cadavre » floqué dans le dos et de nous parler de notre devenir macchabée avec la légèreté de l’intagrammeuse évoquant son canapé moka… »
— Sonya Faure, Libération
 
« Aurélia Lüscher explore de façon audacieuse la mort dans la société occidentale contemporaine qui fait tout pour la tenir à distance. Délicate tentative de réconciliation avec le cycle de la vie, « Les corps incorruptibles » restaure le rituel funéraire en réinjectant de la poésie dans les funérailles. » 
— Guillaume Lasserre, Médiapart

 

Jeune mort

Jeune mort est un récit violent, à vif.

Le récit d’une jeunesse brisée.
Le récit d’un embrasement.
La chronique journalière d’un homme, au milieu d’autres, le jour de l’inauguration par la mairie d’un centre d’accueil pour réfugié·es.
Guillaume Cayet

Avec Jeune mort, Guillaume Cayet poursuit son travail à la lisière de l’écriture politique et poétique. Ici il se déploie de façon très intimiste, dans un dispositif radiophonique-live, accompagné par le compositeur musical Karam Al Zouhir, et le créateur sonore Antoine Briot ; une façon de faire parvenir la parole et l’imaginaire au plus près.

Il n’y a pas plus casanier qu’un animal sauvage

« Le travail avec les danseur.se.s amateur.ice.s tient une place importante dans mon parcours. En tant que danseur, j’ai accompagné plusieurs chorégraphes dans des créations participatives : Olivia Grandville (FOULES – 2014), Tatiana Julien (Turbulences – 2018), Aurélie Gandit (Visite dansée de l’Arsenal de Metz – 2015).

Avec mon travail, j’ai développé des danses et des outils de transmission accessibles au plus grand nombre, ce qui m’a permis d’aller à la rencontre de nombreux.ses amateur.ice.s. Au fur et à mesure, l’envie de faire une pièce pour et avec ce public est devenue une évidence.

C’est pourquoi en 2024 et 2025, je vais mener un laboratoire de recherche qui sera le point de départ d’une future création. J’y questionnerai les comportements que développent les animaux pour entrer en relation, à travers un langage non verbal qui s’appuie sur le corps. Je souhaite me concentrer principalement sur les comportements adoptés lors des parades amoureuses.

Nous autres, êtres humains, avons la fâcheuse tendance à nous exclure du règne animal, nous coupant souvent de nos instincts primitifs afin de répondre à des normes sociétales. Pourtant il suffit d’observer des personnes dans des contextes de séduction, entre autres, pour voir que nos corps s’expriment souvent au-delà de notre contrôle et de notre perception. Dans ce laboratoire, j’aimerais que les danseurs et danseuses se reconnectent à leur animalité pour inventer des rituels de séduction à la frontière des espèces. Il ne sera pas question de caricaturer des animaux mais plutôt de nous inspirer de certaines parades qui précèdent l’accouplement. Je pense par exemple aux animaux qui synchronisent leurs déplacements dans des danses spatiales, à d’autres qui transforment leur apparence corporelle, à ceux qui entrent dans des joutes ou émettent des sons particuliers.

En invitant des amateur.ices pour explorer ce thème, j’espère rencontrer des personnes au corps non formatés, à la gestuelle brute et instinctive. L’idée ne sera pas de leur faire traverser des danses complexes mais plutôt des états de corps, des qualités de mouvements et des actions concrètes (marcher, aller au sol, se regrouper etc.) en rapport à la musique. Je souhaite convoquer un nombre important de personnes (entre 20 et 30) afin d’aborder des travaux de groupe autour de l’idée de la meute et des rituels collectifs. J’aimerai également inviter des gens que l’on a peu l’habitude de voir au plateau, comme des personnes âgées ou en situation de handicap.

Dans mon travail chorégraphique, j’aime m’appuyer sur la structure d’une musique pour construire la danse. Jusqu’ici, j’ai toujours choisi des morceaux courts, qui n’ont pas de lien entre eux et que je rassemble au sein d’une même pièce. Pour ce nouveau projet je vais m’appuyer sur une seule œuvre musicale, ce qui me permettra de calquer la dramaturgie de la pièce sur la dramaturgie de cette musique. J’ai choisi une œuvre emblématique, très souvent utilisée en danse (oserais-je dire un cliché ?) : Le Sacre du printemps d’Igor Stravinsky. »

Sylvain Riéjou

Lucas et le temps

« Qui est ce Lucas ? Cette question est clairement le fil conducteur des sept scènes de la pièce. Répondre ? Non, vous vous promenez dans le labyrinthe, Lucas est un espace vide rempli de langage et d’indices de personnes. Absent et présent, tour à tour amant, frère, il joue le rôle central dans les histoires que deux femmes, 1 infirmière et l’autre sans doute d’un certain âge et en perte de mémoire, se racontent pour s’arracher quelque chose à l’écoulement du temps: un souvenir, une invention, un désir…»
Ce qui frappe dans ce texte, c’est autant son étrangeté que sa poésie; son abstraction autant que l’incroyable réveil de sensations qu’il procure en nous. J’ai été frappée par sa puissance visuelle et sonore qui tient parfois au moins autant du tableau impressionniste que du texte théâtral. C’est un texte en même temps très ludique qui nous invite à un lâcher prise de l’intellect pour aller vers une réception sensible et organique. C’est au fond, un formidable poème sonore ce qui m’a donné très envie de travailler ce texte au plateau comme un pièce radiophonique qui serait enregistrée à vue des spectateurs . Je pense à cette pièce comme une invitation à voir par les oreilles et entendre par le regard et vice-versa…C’est cette forme particulière et inédite qu’on va explorer pendant 2 semaines avec 2 magnifiques comédiennes: Hélène Raimbaud et Ruth Olaizola et un créateur son, Stéphane Fromentin, avec qui je co-dirigerai main dans la main ce projet. Une invitation au voyage, un voyage sensible et poétique dans les eaux de la mémoire, du temps et de l’enfance .
Marie-Laure Crochant
La première fois que j’ai lu Lucas et le Temps, j’ai eu la sensation que le récit pouvait se donner dans n’importe quel ordre. Il s’agit pour les deux personnages, et donc pour le spectateur, de reconstruire, au fur et à mesure de l’évocation de souvenirs, un semblant d’histoire.
De passé.
De vécu.
C’est pourquoi, j’aimerais envisager cette traversée comme une pièce sonore à l’ordre aléatoire. Elle prolongera cette sensation en nous amenant à perdre, nous aussi, tous nos repères temporels.
Ici, le passé et le présent ne seront plus qu’un.
Ne sont plus qu’un.
Ne sont plus.
Stéphane Fromentin

LE POISSON QUI VIVAIT DANS LES ARBRES

Avec ce second projet destiné à un jeune public, Sylvain Riéjou s’associe à l’auteur, illustrateur et comédien Hervé Walbecq. Sur scène, un duo d’interprètes joue et évolue avec des animaux oniriques, projetés sur un grand écran sous forme de dessins animés. Ils s’aventurent ensemble dans une exploration poétique de l’amitié entre espèces vivantes.

« Avec cette nouvelle pièce destinée aux jeunes spectateur.ices, j’entame pour la première fois une collaboration avec un autre artiste : le comédien, auteur et illustrateur jeunesse Hervé Walbecq. Ce dernier a publié plusieurs livres à l’École des loisirs et son univers a déjà inspiré deux metteurs en scène (Dorian Rossel et Pierre Guillois) qui ont créé des pièces pour et avec lui.

C’est à travers ses livres que j’ai découvert le travail d’Hervé. J’ai tout de suite été saisi par cet univers où l’imaginaire n’a pas de limite et où tout devient possible : entrer dans une pomme pour la visiter, voir ses larmes se transformer en escargots, faire un élevage d’oreilles sur sa tête, laisser son ombre partir en voyage avec le chien du voisin…

Dans cet univers farfelu se dessine une véritable poésie qui s’incarne autant dans les mots que dans les illustrations de ce dessinateur autodidacte. Des dessins où les traits noirs sur fond blanc, simples mais non simplistes, offrent au lecteur des points de départ pour partir en voyage intérieur, sans jamais lui imposer de direction précise.

Mon travail a pour particularité d’être assez didactique. Celui d’Hervé est plus poétique. Je vois dans cette collaboration l’occasion de limiter l’expressivité des mots pour donner toute sa place à celle des corps. Ne pas chercher à tout expliquer et se laisser basculer dans un monde chimérique fait d’images abstraites, à partir desquelles l’imaginaire des enfants pourra s’envoler…

Ce spectacle racontera l’histoire d’une quête. Celle de deux personnages qui partent à la recherche d’une créature mystérieuse : le poisson qui vit dans les arbres. Telle Alice aux pays des merveilles, ils auront des étapes à franchir, des plans à échafauder, des missions à accomplir. En chemin, ils vont traverser différents biotopes (terrestres, aquatiques, aériens) et rencontrer des animaux, plus ou moins réalistes, tout droit sortis de l’univers d’Hervé. Ces derniers seront des guides qui les accompagneront tout au long de leur périple. »

                                                                                         Sylvain Riéjou

Le Balotop

« Quelle est LA chanson qui vous donne envie de danser ? »

C’est la question posée aux publics des lieux qui accueillent le Balotop.
Leurs réponses permettent de composer un “Top 5“ des chansons les plus dansantes qui constitue la base musicale d’un bal participatif. Envisagé comme une cérémonie, ce rendez-vous festif dévoile ces 5 chansons dans une mise en scène ludique, avec la complicité de danseur.ses amateur.rices.

Pour entrer dans la danse, les participant.es sont invité.es sur chaque chanson à suivre un principe chorégraphique. Inspirés de danses populaires (bourrée, madison, menuet etc), ces principes sont simples afin que le plus grand nombre puisse les intégrer et que ce bal soit le plus inclusif possible. Quand les corps sont déliés et les esprits désinhibés, un bal plus libre peut commencer…

Lors des bals, nombreux sont celles et ceux qui n’osent pas se mettre à danser car il.elle.s pensent ne pas savoir. Ayant toujours trouvé dans la danse un espace de liberté, je suis persuadé que tout le monde peut danser et y prendre du plaisir. Il suffit juste de trouver la porte d’entrée. Avec ce bal, je souhaite non seulement aider les participant.es à la trouver mais aussi à l’ouvrir.

Partant du principe qu’un bal est un lieu de rassemblement pluri culturel, il devient le reflet d’une société. J’espère donc que ce bal deviendra celui de la communauté qui gravite autour la structure qui accueille ce Balotop. Un reflet toujours en mouvement, bien sûr…

Sylvain Riéjou

 

 

 

 

 

 

AFTER

Performance autour de la pièce AFTER,  dont la création initiale au printemps 2020 n’a pu aboutir en raison des confinements successifs.

« Cette pièce chorégraphique devait jouer au printemps 2020 dans des salles des fêtes ardennaises. Ses différents reports par mesure sanitaire nous ont conduit à mettre ce projet de côté, à le laisser dans des boîtes. On l’appelle notre création fantôme, celle qui n’a jamais joué et qui pourtant est encore présente dans nos corps. Avec l’équipe, nous décidons de ressusciter cette pièce, de la célébrer. La faire sortir des salles de fêtes, en incarner aujourd’hui les souvenirs et lui offrir un nouveau paysage, celui de Transfert. »
Julien Andujar et Audrey Bodiguel

 

La Boîte à gestes

Avec La boîte à gestes, Sylvain Riéjou invite des danseurs amateurs à participer à la création de chansons de geste collectives, sous forme de clips vidéo. Ce projet a vu le jour lors du premier confinement pendant lequel Danse Dense (Pantin) l’a invité à donner des ateliers en visioconférence à son groupe de danseurs amateurs. Il propose alors de transmettre le processus d’écriture d’une chanson de geste pour que chacun puisse écrire des gestes sur un couplet de la chanson La peau Léon de Jeanne Moreau qu’ils filment chez eux. Sylvain collecte ensuite les vidéos et les réunit à travers un montage vidéo : https://vimeo.com/475092517 (mot de passe : Jeanne Moreau) Le résultat conduit Sylvain à développer ce processus avec La boite à gestes, pendant toute la durée de sa résidence d’artiste associé au Triangle – cité de la danse de Rennes (2022-2023)

Le principe est simple. Une caméra installée dans une salle avec un éclairage, un cadrage et un décor uniformes. Sylvain peut ensuite recevoir les gens seuls ou à plusieurs, toutes les demi-heures pour leur expliquer le principe, les aider à écrire leurs gestes et les filmer, sur plusieurs jours ou en version « stage » d’une journée. Il les réunit ensuite dans un montage ludique qui peut se partager sur le temps d’un festival, d’un lancement de saison ou au sein d’un groupe de publics.