EMPTY MASS / NANTES
Le parcours de Nicolas Comte est double : créateur d’images et créateur de sons. Mais si son travail se déploie à travers plusieurs médiums, une constante demeure : la recherche d’une forme d’organicité, au service d’une expérience sensible du spectateur.
Parallèlement à sa carrière de créateur et régisseur vidéo auprès de metteur-euses en scène tel-les que Anne Théron, Cyril Teste et Matthieu Roy… Nicolas Comte reconsidère progressivement sa pratique personnelle de la musique et de la composition sonore pour en faire un nouvel axe de travail et de recherches.
En 2020, il publie l’album L’Ouverture des chambres, point de départ d’une nouvelle démarche artistique qu’il engage sous le nom Empty Mass, et matrice musicale d’un premier projet scénique La Chambre des cordes. Les différentes étapes de ce projet sont autant de jalons qui le conduisent à imaginer des formes de concert performé comme Spire, ou de déployer ses matières sonores en paysage dialoguant avec des textes contemporains dans Mémoires du monde de demain.
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Référent au sein de Bora Bora productions : Charles Eric Besnier-Mérand
En 2012, il obtient le diplôme national supérieur d’expression plastique (master) des Beaux-Arts de Poitiers. Son travail se propose alors de faire éprouver aux spectateurs.rices la manière dont le réel devient image dans notre regard, à travers des installations optiques qui transforment la flamme d’une bougie en comète ou un papier brûlé en horizon crépusculaire de fin du monde. C’est aux Beaux-Arts également qu’il rencontre et commence à travailler avec des metteurs.es en scène comme Anne Théron, Cyril Teste et Matthieu Roy. Fasciné par l’entremêlement entre le vivant et les images, il expérimente, depuis 2012, de nombreux dispositifs plastiques et vidéo sur scène.En parallèle se joue une autre histoire, musicale celle-ci, qui commence à l’adolescence avec la pratique de la guitare électrique et une passion pour la composition. En 2014, une expérience de création collective lui permet d’expérimenter la composition sonore pour le plateau. L’expérience est fondatrice et durant cinq ans, en parallèle de son travail de vidéaste, il expérimente un langage musical au croisement d’esthétique diverses : trip hop, musique progressive, electro, ambient, electronica. Après un premier album mélange de rock, de musique progressive et d’expérimentations electro, il publie en 2020 un deuxième opus, L’Ouverture Des Chambres, entièrement instrumental, dans lequel la guitare électrique n’est plus seulement instrument de musique, mais devient aussi la génératrice de sons évocateurs d’un imaginaire SF, dans un mélange d’écriture musicale et de sound design. Cet album deviendra la matrice musicale de son premier projet scénique : La Chambre Des Cordes.
Expérimentant sur scène, en 2023, le potentiel performatif de ces morceaux, un déclic a lieu : il devient évident pour lui que c’est en live, dans l’expérimentation sur scène de cette fabrique organique du son que le projet prend tout son sens. Il développe, depuis, une pratique de la guitare électrique impliquant l’utilisation de capteurs et la mobilisation du corps tout entier dans l’interprétation, et à travers laquelle il façonne et interprète des pièces qui interrogent la relation entre instrument, corps et technologie. Deux formes légères sont nées de cette pratique en 2025 et 2026 : Spire, un concert solo, et Mémoires Du Monde De Demain, un duo guitare-voix autour de récits d’anticipation. Le projet Contractions, un projet de recherche qui traite du vivant et de ses capacités de transformation, est en cours d’écriture.

Formée au Conservatoire National de Région de Nantes en danse classique et contemporaine, Pauline Tremblay obtient sa médaille d’or (EAT) en danse contemporaine. Elle choisit d’allier la pratique à la théorie en effectuant une licence de Philosophie, un Master 1 en danse à Paris 8, un Master 2 en Lettres et Esthétique à Paris 7 qui aboutira à l’écriture de son mémoire : “De l’interprétation chorégraphique au texte littéraire : un mouvement de débordement.”. Et elle obtient en 2015 un Master 2 et son diplôme de danse thérapeute suite à deux mémoires : “La danse thérapie auprès de femmes en état d’errance” et “Les mouvements transféro-contretransférentiels comme outils thérapeutiques, dans le contexte de séances individuelles avec des adolescents souffrant de troubles du comportement”. Toujours à la croisée d’un travail à la fois théorique et artistique elle a fait partie du groupe de recherche “Écrire le sensible : laboratoire itinérant de recherche-création” qui réunit artistes et chercheurs à l’université Paris 7.
Marie Orts est artiste chorégraphique et chercheuse en danse. Elle a été/est interprète pour les chorégraphes: Dominique Brun, Olivia Grandville, Emmanuelle Huynh, Sylvain Prunenec, Béatrice Massin, Faustin Linyekula, Toméo Vergès, Arthur Eskenazi et Jennyfer Lauro-Mariani, Madeleine Fournier et pour le compositeur interprète rA. Elle assiste David Wampach, Dominique Brun et Mathilde Rance pour différentes créations et compose la chorégraphie de la pièce de théâtre, Soulèvement(s), avec et par Marcel Bozonnet, Valérie Dréville et Richard Dubelski. Ses pièces et ateliers de création ont été accueillis dans différents lieux dont les festivals: Moving Cells à Leipzig, À domicile à Guissény et June Events, au Musée de la Chasse de Paris. En 2016/2017, elle est chorégraphe stagiaire de la formation Prototype à l’Abbaye de Royaumont et crée la maquette Bigle. En parallèle de ses activités chorégraphiques, elle devient notatrice du mouvement (cinétographie Laban). La transmission étant au cœur de ses préoccupations, elle participe à la coordination des actions culturelles de la compagnie des Porteurs d’ombre (Dominique Brun) et devient enseignante à l’École Supérieur d’Art de Clermont Métropole. Au sein de l’association Acacacia, elle développe des projets de création et de transmission à partir des outils de notation et d’analyse du mouvement de Rudolf Laban.



C’est au retour d’un séjour professionnel en Californie que François Orsoni, spécialiste de macro-économie monétaire, décide de s’inscrire dans une école de théâtre. Il a alors vingt-sept ans et débute comme acteur, avant de s’intéresser à la mise en scène pour présenter successivement L’Imbécile et Le Bonnet du fou de Luigi Pirandello.
Formée à l’école du TNB, elle joue dans les spectacles de Stanislas Nordey, de Luc Bondy, de Robert Cantarella, de Patricia Allio, de Blandine Savetier… Elle devient rapidement la comédienne complice d’Anne Théron dès La Religieuse de Diderot pour laquelle elle reçoit, en 2005, le prix Jean-Jacques Gautier de la révélation théâtrale de l’année. Elle poursuivra sa collaboration dans ses mises en scènes suivantes : Andromaque 2010, et joue Merteuil dans la réécriture des Liaisons dangereuses de Laclos : Ne me touchez pas. Elle a travaillé dans différents projets hybrides, à la frontière de la danse et du théâtre notamment avec Régine Chopinot et Roland Fichet.
Depuis la fin des années 90, Stéphane Fromentin promène sa musicalité à travers les musiques actuelles, la musique improvisée, les projets de danse et de théâtre.