François Orsoni

Théâtre de NéNéKa

Le théâtre de NéNéKa que dirige François Orsoni place la parole au centre de tout. La parole écrite tout d’abord, celle de Pirandello, de Pasolini, de Brecht, de Büchner… Une parole qui dénonce l’ordre établi, les faux-semblants, qui libère et qui est source de réflexion. Une parole incarnée aussi. Sur scène, pas d’effets spéciaux, pas d’esbroufe, une scénographie toujours soignée et au service du texte, des comédiens qui font se rencontrer des savoir-faire, des corps qui disent, qui rendent le texte intelligible.


http://www.neneka.fr/
facebook.com/TheatreNeneka/

François Orsoni
C’est au retour d’un séjour professionnel en Californie que François Orsoni, spécialiste de macro-économie monétaire, décide de s’inscrire dans une école de théâtre. Il a alors vingt-sept ans et débute comme acteur, avant de s’intéresser à la mise en scène pour présenter successivement L’Imbécile et Le Bonnet du fou de Luigi Pirandello. Sa rencontre avec les comédiens Alban Guyon, Clotilde Hesme et Thomas Landbo, l’encourage à fonder, en 1999, sa propre compagnie : le Théâtre NéNéKa.
Plaçant la parole au centre de sa démarche artistique, François Orsoni et ses acteurs questionnent successivement Pirandello, Pasolini, Boulgakov, Py, Loher, Maupassant, Brecht (Jean La Chance et Baal), Horváth (Jeunesse sans Dieu) et plus récemment Büchner (La mort de Danton), ne négligeant pas un théâtre pour tous les publics en adaptant deux livres de Chen Jiang Hong, Le prince Tigre et Le Cheval magique de Han Gan.
Les auteurs qu’il choisit dénoncent chacun à leur manière l’ordre établi et les faux-semblants, ils dérangent et bouleversent en allant aux plus profonds des questionnements et des contradictions de la condition humaine. Le choix de ces textes est aussi très souvent lié aux lieux, intérieurs ou extérieurs, dans lesquels ils seront présentés et bien sûr aux acteurs qui les donneront à entendre. François Orsoni aime travailler avec de longues périodes d’improvisation permettant aux acteurs de créer dans une grande liberté. Soucieux de les faire évoluer dans des scénographies d’une extrême simplicité, il attend d’eux qu’ils deviennent des corps qui disent, au service d’un texte qui parle.
Invité au festival d’Avignon en 2010, ses spectacles sont créés et joués en Corse, puis souvent repris au théâtre de la Bastille à Paris, à la MC93 de Bobigny, à l’Opéra Comique, à la ménagerie de Verre… Ainsi que dans de nombreux centres dramatiques nationaux. Il fut également invité dans des festivals internationaux en Argentine, en Chine, en Italie, en Suisse et en Allemagne.

Jean-François Perrier

Contes chinois

Partagez sur Facebook Partagez sur Twitter Partagez par mail