Philippe Gordiani Nicolas Boudier

Artistes curieux qui débordent volontiers de leurs champs disciplinaires « natifs », Nicolas Boudier et Philippe Gordiani se rencontrent autour du projet que ce dernier nourrit à partir du la Horde du contrevent d’Alain Damasio.
A l’origine fut la vitesse, second volet d’un diptyque autour du roman de Damasio, est leur premier projet commun élaboré dans le cadre du  dispositif du Ministère de la Culture Chimères qui associe le Théâtre Nouvelle Génération à Lyon et le Lieu unique à Nantes.
Le projet est porté par l’association Pygmophone dont Philippe Gordiani est le directeur artistique.
Philippe Gordiani
Artiste protéiforme, Philippe Gordiani est musicien / compositeur / producteur de musiques électroniques. Il évolue dans l’univers des musiques amplifiées contemporaines. Il participe (concerts / enregistrements) à de nombreux projets musicaux nationaux et internationaux de la nouvelle scène jazz / expérimentale et développe ses projets personnels.
Il compose des musiques de scène (Arnaud Meunier, Richard Brunel, Philippe Delaigue, Christophe Perton, Enzo Cormann, Lancelot Hamelin, Laurent Hatat…) et a reçu à ce titre le fond de soutien musique de scène de la SACD en 2014 et une commande d’écriture de la Fondation Royaumont en 2007.
Il collabore avec l’artiste Guillaume Marmin sur de nombreux projets cinétiques d’art numérique diffusés dans des festivals d’art numérique internationaux.
La Deutschradiokultur lui a passé plusieurs commandes de compositions pour la réalisation de pièces radiophoniques (2016/2017/2019).
Philippe Gordiani perçoit le rapport au son comme l’essence de son langage musical et envisage la spatialisation des sons comme une écriture. Il développe des installations sonores immersives et des dispositifs d’écoute singuliers.
Depuis 2014, il a décidé de monter se compagnie Pygmophone afin de développer des projets hybrides ou se croisent musique, texte et art numérique.
Nicolas Boudier
Concepteur de dispositif scénique – Scénographe, Créateur lumière et Photographe.
Après avoir suivi des études d’automation et de robotique, il délaisse l’industrie et se tourne vers le spectacle vivant. En 1992 il est diplômé de L’ENSATT et du GRIM en tant que concepteur lumière. Par la suite il est rapidement sollicité pour également concevoir des scénographies pour la danse et le théâtre. Spécialiste dans la réalisation de dispositif optique
intégrant lumière, son et vidéo et générant des images virtuelles au plateau. Il conçoit et développe des objets scéniques portant la dramaturgie et permettant la création de séquences narratives visuelles et sonores. Ses dispositifs trouvent également leurs places dans les musée comme par exemple l’exposition « 
Mécanhumanimal » de Enki Bilal au Musée des arts et métiers de Paris ou dernièrement « Prison, au-delà des murs » au Musée des confluences de Lyon.
En parallèle il développe son travail de photographe auteur donnant naissance à plusieurs expositions, ainsi que des performances et installations avec la chorégraphe Astrid Takche de Toledo.
Depuis 1992, il conçoit et réalise ses dispositifs scéniques à travers scénographie, vidéo, son ou lumière pour les spectacles de : Joris Mathieu ; David Wampach ; Lia Rodrigues ; Yuval Pick ; Stephane Ricordel ; Gilles Pastor ; Olivier Meyrou; João Saldanha ; Astrid Takche de Toledo ; Carole Lorang ; Géraldine Benichou ; Sylvie Mongin Algan ; Le Nordik Balck Theatre ; Christian Giriat ; Nathalie Royer ; Denis Plassard ; Philippe Pellen Baldini ; Shantala
Shivalingappa ; Pina Bausch : Ushio Amagatsu ; Savitry Naïr ; Enzo Cormann.

Jean Le Peltier

Après une jeunesse rennaise, des études théâtrales qui l’ont conduit en Allemagne et Jean Le Peltier s’établit en Belgique où il fonde sa compagnie Ives & Pony. Interprète pour le plateau et le cinéma, réalisateur de courts-métrages, il met en scène ses premières pièces de théâtre à partir de 2014.

« Ces pièces de théâtre ont pour points communs d’utiliser des métalepses narratives. Les métalepses narratives, on ne sait pas vraiment pas ce que ça veut dire.  Ça correspond à l’intrusion d’un narrateur dans son histoire.
Et ça permet de poser au moins deux regards différents sur une même situation. Et notamment, des regards déshabitués sur des situations a priori banales, pour déplacer le sens et faire apparaître un sens caché, implicite, rêvé, oublié, pour faire remonter les éléments mythologiques qui traînent dans notre présent, pour trouver ce qu’il y a d’un peu grandiose dans le simple, d’un peu précieux dans le naïf.
 »

En 2019, il s’installe à Nantes où il fonde Grand Lointain, la structure de production qui produit ses projets en France.  Il est également associé au TU-Nantes à partir de 2020.

JEAN LE PELTIER

Après un Master des arts du spectacle, dont une année passée à Giessen (Allemagne) en « Science du théâtre appliqué », il écrit et met en scène différentes pièces de théâtre.
En 2014 il écrit et commence à jouer VIEIL, un monologue graphique, où il dessine au fusain, sur un papier immense, les personnages et les paysages de l’histoire.  En 2016, il invente JUSTE AVANT LA NUIT, une pièce créée en collaboration avec des plasticiens et des danseurs. La pièce parle de la déformation que notre imagination oppose au réel dans nos états de frustration.
En 2018, LES LOUPS raconte les hallucinations de trois biologistes perdus en
Antarctique.
En 2020, sort ZOO, un duo entre un comédien et un robot, qui parle de la compétition ressentie par l’intelligence humain avec l’idée qu’elle se fait de l’intelligence artificielle.
En 2020, Jean Le Peltier devient artiste associé du théâtre le TU de Nantes. Dans les partenaires réguliers de son travail on trouve La Balsamine (Bruxelles), l’Atelier 210 (Bruxelles), Le Théâtre de Poche (Hédé), Au bout du plongeoir (Rennes), le CENTQUATRE (Paris)…
En 2021, il jouera aussi dans le spectacle «AMIS IL FAUT FAIRE UNE PAUSE » de Julien Fournet (Amical de production).

Le désordre des choses

Guillaume Cayet / Aurélia Lüscher

Le Désordre des Choses est une compagnie théâtrale créée en 2014 et basée à Ennezat, en Auvergne-Rhône-Alpes (dans la ferme d’un agriculteur bio). Elle réunit autour d’un même projet artistique Aurélia Lüscher (comédienne issue de l’École de la Comédie de Saint-Etienne) et Guillaume Cayet (dramaturge-auteur formé à l’ENSATT à Lyon). Elle est donc co-pensée par une femme et un homme, une praticienne et un théoricien.

La compagnie est artiste associée à la Comédie de Clermont-Ferrand, scène nationale depuis 2019 et à la Comédie de Valence – CDN Drôme-Ardèche pour la saison 2020/21.


www.ledesordredeschoses

Aurélia Lüscher
Née à plan-les-ouates en 1990, Aurélia s’inscrit au Conservatoire de Musique de Genève en filière art dramatique, sous la direction d’Anne-Marie Delbart. Elle passe en parallèle un Bac International, philosophie et arts plastiques. Elle intègre l’Ecole de la Comédie de Saint-Etienne de 2012 à 2015.
Elle travaille ensuite avec Christian Duchange, sur un texte de Catherine Anne Sous l’armure. Elle joue en 2015-16 dans Les Immobiles, texte de Guillaume Cayet avec la compagnie Le Désordre des Choses qu’elle co-crée avec l’auteur Guillaume Cayet, puis dans B.A.B.A.R (le transparent noir) création 2017 à la Maison des Arts du Léman. Elle joue avec Emmanuel Matte dans Innocent.e.s, texte de Guillaume Cayet mis en scène par Fleur Sulmont. En 2019, elle met en scène Neuf mouvements pour une cavale.
Elle fonde également le Collectif Marthe avec Marie-Ange Gagnaux, Clara Bonnet et Itto Medhaoui, leur spectacle Le Monde Renversé est choisi par Prémisses Production pour trois ans de résidence au Théâtre de la Cité Internationale à Paris. Une seconde création (Tiens ta garde) est en cours, en partenariat avec la Comédie de Saint-Etienne, le CDN de Valence, le TDB, le CDN de Limoges et le Théâtre du Point du Jour auquel le collectif est associé depuis 2019.
Guillaume Cayet
Depuis sa sortie du département d’écrivain.ne-dramaturge de l’ENSATT, il collabore avec divers.es metteu.r.se.s en scène comme dramaturge et collaborateur artistique. Il a signé une dizaine de pièces, dont plusieurs ont fait l’objet de publication aux Éditions Théâtrales (Les Immobiles, Proposition de Rachat, Dernières Pailles, Une commune, et B.A.B.A.R), aux Éditions En Actes (De l’autre côté du massif, La disparition) ainsi que chez Lanzman Éditeur.
Ses pièces ont reçu différents prix (Artcena, Journée des auteurs de Lyon…) et ont été lues dans différents festivals (Festival Focus de Théâtre Ouvert notamment) et mises en onde sur France Culture.
Il collabore avec Julia Vidit en tant que dramaturge depuis la pièce Illusions d’Ivan Viripaev, et en tant qu’auteur (Dernières Pailles création de Julia Vidit en 2017 à la Scène Nationale de Bar-Le-Duc), ainsi qu’avec Guillaume Béguin et le Collectif Marthe.
Co-fondateur de la compagnie Le Désordre des Choses il a créé Les Immobiles, Innocent.e.s, B.A.B.A.R (Le transparent noir) et dernièrement le monologue Neuf mouvements pour une cavale, autour du paysan Jérôme Laronze. Il écrit actuellement le texte de la prochaine création La Comparution, prévue en février 2021, ainsi qu’un monologue musical : Grès (Tentative de sédimentation).
Son parcours l’amène également à investir d’autres champs littéraires et esthétiques puisqu’il travaille actuellement à l’écriture de son premier roman et de ses premiers scénarios.

 

Vanessa Bonnet

Compagnie Last Lunch

Last Lunch, compagnie nantaise, est la réunion de plusieurs artistes autour de la metteure en scène Vanessa Bonnet. C’est à travers le prisme de la violence, du pouvoir et de la sexualité que Last Lunch tend à dépeindre les écueils de notre monde. Cette approche se développe sous des formes théâtrales diverses telles que l’adaptation de mythes légendaires avec Sodome ma douce, L’Amour de Phèdre et La Pyramide, ou par la voie de la contestation avec les créations originales Oxydant, critique de la télévision et Et eurent beaucoup d’enfants, immersion dans l’univers carcéral des mineurs ; ou encore dans une optique plus idéologique comme avec Anarchie en Bavière.

+ Site Last Lunch

 

VANESSA BONNET

Vanessa Bonnet a suivi une formation de comédienne à Paris et de mise en scène à l’INSAS à Bruxelles. En 2012, elle met en scène le monologue de Laurent Gaudé, Sodome ma douce ; en 2013, Oxydant, une création collective. En 2015, elle crée La Pyramide de Copi pour le jeune public.
Elle est assistante à la mise en scène sur la création des Bas-Fonds de Gorki aux côtés d’Eric Lacascade au TNB en 2017. La même année, elle crée Anarchie d’après Anarchie en Bavière de R.W Fassbinder au Grand T. Après avoir assisté Wajdi Mouawad, en 2015 sur le spectacle Défenestrations au CNSAD, elle retravaille à ses côtés au Théâtre National de la Colline sur la création du spectacle Notre Innocence.
En 2018 elle achève la réalisation de son premier film La Longue Route de Sable un documentaire coproduit et diffusé par Fr3 Pays-de-la-Loire. Actuellement, elle termine l’écriture de son prochain spectacle Ravissement.

 

Marion Uguen

Compagnie Les Dupont/d

« Je m’intéresse au mouvement. Le mouvement dansé mais aussi le  mouvement de la parole et des objets. De ce fait, les projets de la compagnie sont souvent pluridisciplinaires, mêlant la danse, l’objet, le langage.
La dimension ludique est importante dans mon travail : dans ma recherche, j’invente des processus simples qui me permettent de jouer avec mon quotidien, d’inventer à partir de ce que j’ai sous la main, de bricoler. C’est pour cela je suis particulièrement intéressée par la création in situ et l’improvisation.
J’aime pratiquer le détournement. Détournement du vêtement dans Un jardin à la française, détournement du ping-pong dans Ceci n’est pas du ping-pong, du langage dans Exercitare.
J’invente des pratiques qui me relient au temps présent, des pratiques qui  demandent un entraînement, pratiques de répétition où l’accident est source de création et permet de rebondir, de dériver. Tenter, retenter, m’améliorer, prendre du plaisir dans le chemin que je suis en train de parcourir, chercher une forme artistique qui me permette de rester vivante.
M’adresser, présenter une forme ouverte pour offrir une surface de projection à l’imaginaire du spectateur. Laisser du vide. »

Marion Uguen

+ Site Les Dupont/d

 

MARION UGUEN
« La parole et le mouvement, mes deux mamelles nourricières. »
En 2005, Marion intègre la formation du danseur contemporain au CDCN de  Toulouse. La rencontre qu’elle y fait avec Pascal Rambert la conduit à faire lien entre deux pratiques jusqu’alors  distinctes : le verbe et le geste se répondent, partagent un rythme, une physicalité, un potentiel d’images. L’aventure  se prolonge et elle est interprète de Mon fantôme écrit et mis en scène par Pascal Rambert.
Elle débute sa formation en Shiatsu et Psychologie Corporelle Appliquée à l’Institut Français de Shiatsu et crée sa première pièce
Ceci n’est pas du ping pong en 2010, en coproduction avec le CDCN de Toulouse, qui sera également coproducteur d’Un jardin à la française, une performance-installation  participative réalisée dans l’espace public à Gentilly, Paris et sur la place du Capitole à Toulouse.
En 2012/13, elle st chorégraphe-stagiaire de la formation
Transforme :  Langage ? dirigée par Myriam Gourfink à l’Abbaye de Royaumont, à l’issue de laquelle elle initie une pratique d’improvisation dansée et parlée, Exercitare, qu’elle développe lors de résidences de recherche ( CDCN-Toulouse, le CND, Les Eclats, le Générateur, Mains d’oeuvres et Micadanses) et performe dans divers contextes (théâtres, galeries, appartements…) seule ou en duo avec un musicien (Benjamin Colin, Raphael Vanoli, Wysozky).
Elle est soutenue en 2015 par le réseau des Petites Scènes Ouvertes (réseau inter-régional pour la diffusion chorégraphique) pour le projet
L’enfant phare (création 2017) qui reçoit également l’aide à l’écriture du CCN Le Phare et est diffusé au Festival Pharenheit. Cette opportunité lui permet de réalisee un projet de transmission/création autour de L’enfant phare avec trois classes de CP/CE1 tout au long de la saison 2017/18.

François Orsoni

Théâtre de NéNéKa

Le théâtre de NéNéKa que dirige François Orsoni place la parole au centre de tout. La parole écrite tout d’abord, celle de Pirandello, de Pasolini, de Brecht, de Büchner… Une parole qui dénonce l’ordre établi, les faux-semblants, qui libère et qui est source de réflexion. Une parole incarnée aussi. Sur scène, pas d’effets spéciaux, pas d’esbroufe, une scénographie toujours soignée et au service du texte, des comédiens qui font se rencontrer des savoir-faire, des corps qui disent, qui rendent le texte intelligible.

Le Théâtre NéNéKa est une compagnie soutenue par la Collectivité de Corse et la Ville d’Ajaccio.


http://www.neneka.fr/
facebook.com/TheatreNeneka/

François Orsoni
C’est au retour d’un séjour professionnel en Californie que François Orsoni, spécialiste de macro-économie monétaire, décide de s’inscrire dans une école de théâtre. Il a alors vingt-sept ans et débute comme acteur, avant de s’intéresser à la mise en scène pour présenter successivement L’Imbécile et Le Bonnet du fou de Luigi Pirandello. Sa rencontre avec les comédiens Alban Guyon, Clotilde Hesme et Thomas Landbo, l’encourage à fonder, en 1999, sa propre compagnie : le Théâtre NéNéKa.
Plaçant la parole au centre de sa démarche artistique, François Orsoni et ses acteurs questionnent successivement Pirandello, Pasolini, Boulgakov, Py, Loher, Maupassant, Brecht (Jean La Chance et Baal), Horváth (Jeunesse sans Dieu) et plus récemment Büchner (La mort de Danton), ne négligeant pas un théâtre pour tous les publics en adaptant deux livres de Chen Jiang Hong, Le prince Tigre et Le Cheval magique de Han Gan.
Les auteurs qu’il choisit dénoncent chacun à leur manière l’ordre établi et les faux-semblants, ils dérangent et bouleversent en allant aux plus profonds des questionnements et des contradictions de la condition humaine. Le choix de ces textes est aussi très souvent lié aux lieux, intérieurs ou extérieurs, dans lesquels ils seront présentés et bien sûr aux acteurs qui les donneront à entendre. François Orsoni aime travailler avec de longues périodes d’improvisation permettant aux acteurs de créer dans une grande liberté. Soucieux de les faire évoluer dans des scénographies d’une extrême simplicité, il attend d’eux qu’ils deviennent des corps qui disent, au service d’un texte qui parle.
Invité au festival d’Avignon en 2010, ses spectacles sont créés et joués en Corse, puis souvent repris au théâtre de la Bastille à Paris, à la MC93 de Bobigny, à l’Opéra Comique, à la ménagerie de Verre… Ainsi que dans de nombreux centres dramatiques nationaux. Il fut également invité dans des festivals internationaux en Argentine, en Chine, en Italie, en Suisse et en Allemagne.

Jean-François Perrier

Olivia Grandville

La Spirale de Caroline

Les productions chorégraphiques d’Olivia Grandville sont à la mesure de son parcours personnel, animées par la question du langage, de ses expressions corporelles, orales, écrites, visuelles, sonores…

Les modes de compositions dépassent la reproduction de formes et de techniques préétablies. Elle ne cherche pas à définir un style, ou à transmettre une gestuelle, mais à passer ou à saisir des qualités ou des principes de mouvements, et à les organiser en structure partitionnelle.
À ce titre, les spécificités de chaque interprète, leurs propositions personnelles, de même que la mise en jeu de citations chorégraphiques, peuvent entrer dans l’écriture. Écriture ici revendiquée comme chorégraphique, en tant qu’elle régit avant tout l’organisation spatiale et temporelle du plateau. De même, les différents médias du spectacle : la danse, le son, l’espace scénographique, éventuellement le texte ou l’image, coexistent à valeur égale dans l’élaboration du sens de la pièce.
Si les années 2004 /2008 ont été consacrées à un travail spécifiquement musical, depuis 2010, avec la création d’Une semaine d’art en Avignon, Olivia Grandville renoue avec des modes opératoires qui lui sont familiers : une inspiration littéraire, des formes qui croisent texte et danse dans une organisation « concertante ». La question de la mémoire y est présente et traverse également des pièces comme Ci-Giselle, ou le Cabaret discrépant. Loin de toute nostalgie, il s’agit d’interpeller la danse d’aujourd’hui, de réactiver par l’analyse critique du passé, les conditions de son renouvellement. Ce sont ces questions qui l’occupent aujourd’hui et président aux créations récentes de FoulesCombat de Carnaval et CarêmeÀ l‘Ouest, ainsi qu’aux futures: Le Dance-Park (2019) ou Jour de colère( 2019 – pour le Ballet de Lorraine).

www.olivia-grandville.com
facebook.com/laspiraledecaroline

Olivia Grandville
Née en 1964, Olivia Grandville reçoit une formation classique à l’École de danse de l’Opéra de Paris et intègre en 1981 le corps de ballet où elle obtient le grade de sujet dès 1983. Entre 1983 et 1988, elle a l’opportunité de traverser, outre le répertoire classique, des œuvres de Balanchine, Limon, Cunningham, de participer aux créations de Alvin Ailey, Karole Armitage, Maguy Marin, Dominique Bagouet, Bob Wilson (…).
En 1988, elle choisit de démissionner pour se consacrer à la danse contemporaine. Après une création avec J.F Duroure, elle rejoint la compagnie Bagouet en 1989 et participe à toutes les pièces jusqu’en 1992. C’est là qu’elle commence à mener ses propres projets auxquels elle se consacrera totalement à la mort du chorégraphe. Elle est membre fondateur de l’association Les Carnets Bagouet, et participera à cette aventure jusqu’en 2002, continuant à prendre en charge par la suite divers remontages, notamment ceux de So Schnell et Jours Étranges en 2007 pour le Ballet de Genève.
Impliquée également dans l’association des « Signataires du 20 Août », Olivia Grandville continue de développer son travail personnel pour lequel elle reçoit le prix Nouveau talent de la SACD en 1996. Elle coréalise également avec le metteur en scène Xavier Marchand diverses pièces, notamment Le K de E et Beaucoup de colle autour du l’œuvre de l’artiste et auteur Kurt Schwitters, et un projet au long cours autour de la culture arménienne, effectuant plusieurs voyages entre 1999 et 2002. Ce projet donnera naissance à deux créations Sept miniatures pour Paradjanov en coréalisation, et Paris-Yerevan.
À partir de 2004, Comment Taire inaugure une période de recherche mené avec l’Ircam, autour de la captation du geste dans un environnement de traitement de son. Ce travail se poursuivra avec Octa 7 pour le jeune ballet de Lyon, puis My Space en 2008 au Centre Pompidou.
En 2010, le Ballet national de Marseille lui passe commande d’une pièce sur pointes, Ci-Giselle. La même année, une autre commande du Festival d’Avignon, donne naissance à Une semaine d’art en Avignon dans le cadre des Sujets à Vif. Le Cabaret discrépant, fruit d’un travail de recherche autour des partitions chorégraphiques lettristes, y sera présenté l’année suivante, en 2011. En 2012, Cinq Ryoanji, chorégraphie en dialogue avec les pièces éponymes de John Cage est créé en collaboration avec l’ensemble de musique contemporaine ]H[iatus.
Entre 2013 et 2016, elle créée plusieurs pièces qui mettent en jeu un seul interprète : elle met en scène un texte de Grégoire Bouillier, L’invité mystère, dans le cadre du festival Actoral, crée en février 2014 Le grand jeu – solo « sous influence » en dialogue avec le cinéma de John Cassavetes et la figure de Gena Rowlands – puis, suite à une commande de Théâtre Ouvert, elle crée Toute ressemblance ou similitude d’après un texte d’Aurore Jacob. Dans le même temps, elle engage les projets plus volumineux que sont Foules – création pour une centaine d’amateurs – créé en 2015 et Combat de Carnaval et Carême, créé en janvier 2016 au Lieu Unique puis présenté notamment à la Biennale de la Danse de Lyon, dans le cadre du Focus danse, ainsi qu’aux Rencontres chorégraphiques internationales de Seine Saint-Denis (2017).
Installée depuis 2011 à Nantes, en Pays de la Loire, elle est artiste associée au Lieu unique de 2017 à 2019. Elle engage sur cette période création de nouvelles pièces : A l’Ouest, créée au lieu unique en mai 2018 à partir d’un voyage de recherche en Amérique du Nord autour des danses Natives, Argentique, autour de sa rencontre avec l’artiste Françoise Sullivan ainsi qu’un film qui témoigne de ses rencontres et de son voyage Traverser les grandes eaux. Elle développe parallèlement des pièces / dispositifs à danser telles que Le Koréoké (karaoké chorégraphique) et inaugure le principe des théâtres d’opérations chorégraphiques avec Le Dance-Park (printemps 2019) : un espace de création conçu avec Yves Godin pour le lieu unique invitant des équipes artistiques pendant trois mois, ce principe devait être réactivé au printemps 2020 aux Subsistances à Lyon décliné sous le titre La Forêt (annulé en raison de la crise sanitaire).
2019 est également une année intense où, à l’invitation du Ballet de Lorraine, Olivia créée Jour de colère pour les 21 danseurs de l’ensemble et sur une musique de Julius Eastman réarrangée par Melaine Dalibert et Manuel Adnot. Elle mène simultanément une recherche avec des structures d’enseignements supérieurs et professionnels (étudiants des universités de Poitiers, de Montpellier et Camping organisé par le CND à Paris et Lyon) autour de la jeunesse et des utopies en écho au 50e anniversaire de Woodstock. A Poitiers, cette recherche aboutit à la création Nous vaincrons les maléfices pour le festival A Corps au Théâtre Auditorium de Poitiers. Ce travail de rencontre/investigation avec de jeunes interprètes se prolonge avec le projet de création No Women no cry, pour 8 jeunes hommes et qui sera créée à l’automne 2021 au lieu unique.
Le renouvellement de l’association au lieu unique jusqu’en 2022 prolonge une complicité avec la scène nationale, de même qu’avec la Ménagerie de Verre qui accueille dans son festival Etrange cargo (avril 2021) une première étape de sa nouvelle création avec le comédien Laurent Poitrenaux et les musiciens Villeneuve et Morando : La Guerre des pauvres adaptée du roman d’Eric Vuillard.

Inui

Inui est un duo chorégraphique qui développe son écriture et sa recherche autour d’une notion qu’il invente et nourrit : le maysage – paysage en mouvement.

La rencontre artistique de Laurie Peschier-Pimont et Lauriane Houbey débute en 2012 avec la création de Matrice, une pièce chorégraphique et paysagère questionnant les conditions d’émergence d’un geste collectif, et jouant de l’articulation entre l’individu, le groupe et le contexte. Depuis, leur recherche cultive des attentions environnementales, jusqu’à formuler, en pratiques et en performances, la notion de maysage.

INUI
Laurie Peschier-Pimont est danseuse, chorégraphe, pédagogue, et elle vit à Nantes. Lauriane Houbey vit à Marseille, elle est chorégraphe, performeuse et artiste sonore.  Ensemble, elles forment le duo chorégraphique INUI.C’est avec la création de Matrice en 2012 que débute leur collaboration artistique. Cette pièce chorégraphique et paysagère aborde les conditions d’émergence d’un geste collectif, jouant de l’articulation entre l’individu, le groupe et son contexte. Depuis, leur démarche artistique cultive des attentions environnementales, et déplie en pratiques et en performances la notion de maysage – le paysage en mouvement.
À l’orée d’intimes paysages aquatiques, elles initient la création WAVING une danse chorale océanique, chœur en mouvement composé pour un large rassemblement de danseurs amateurs et professionnels. Elles ouvrent simultanément le chantier childhood manifesto, performance in-situ jouée en duo pour des plages et bords de mer. À l’occasion du festival Marcher Camper Flotter à Nantes, elles présentent une première édition outdoor de l’École d’Art Sauvage, école performative et participative pour mettre à l’étude la notion de maysage. Elles inaugurent actuellement le projet chorégraphique ÉCHO comme exploration de la relation frontale en empathie kinesthésique avec le spectateur.
Ces objets chorégraphiques engagent une recherche pratique sur le corps sensible et l’imaginaire, en s’appuyant sur un ensemble de techniques somatiques, d’outils perceptifs, de pratiques cartographiques, pour tenter des sculptures de l’attention.
Elles développent également une approche pédagogique des arts chorégraphiques en écoles supérieures d’art, où elles questionnent nos pratiques artistiques avec les outils de la danse et de la performance. Dans ces contextes pédagogiques elles développent des projets singuliers et transversaux : la création Matrice expérimentée à l’ESBA de Nantes avec un groupe d’étudiant.es donne lieu à une carte blanche pour la revue 303: Performance, happening, art corporel… au delà des disciplines artistiques. Le Travail de l’Art, workshop-performance produit à l’ESAD le Havre-Rouen met en œuvre une édition papier éponyme, en collaboration avec le designer Nicolas Couturier, et présentée dans le cadre de  l’exposition La démarche à l’oeuvre. Dessins, partitions de jeu et dispositifs scéniques à la galerie de l’Aître Saint-Maclou. L’Édition performée est activée à l’ESAD de Grenoble et l’EESAB de Quimper pour capter des archives subjectives de l’histoire de la danse et jouer de nouvelles partitions. À l’ENSA Limoges, elles créent la conférence performée Exposer, exploser, explorer avec un groupe d’étudiant.es et poursuivent aujourd’hui le dispositif École d’art sauvage.
Lauriane Houbey et Laurie Peschier-Pimont s’associent à une myriade de projets menés par d’autres artistes, et dernièrement auprès du plasticien Nicolas Floc’h pour Surfer un arbre, dont la première exposition collective est inaugurée à Passerelle – Brest et rassemble une communauté d’artistes surfeurs.
LAURIE PESCHIER-PIMONT

Danseuse, chorégraphe et pédagogue. Depuis 2008 elle développe des projets chorégraphiques, des dispositifs de performance, des projets pédagogiques, et collabore régulièrement avec le champ de l’édition.
Sa formation est un parcours tissé entre compagnies de danse et cursus académique au CNR de Grenoble, une maîtrise universitaire en Histoire des Arts et un activisme politique-ludique-esthétique au sein du lieu autonome des 400 couverts [Grenoble]. De 2006 à 2007 elle poursuit ses études chorégraphiques à Essais au CNDC d’Angers – direction Emmanuelle Huynh.
Avec Lauriane Houbey, elle forme le duo chorégraphique INUI pour une création inaugurale : Matrice, menée en 2012 à l’ESBA de Nantes-Métropole, en collaboration avec Daniel Perrier et un groupe d’étudiants participants. Le collectif s’expérimente comme un environnement dynamique aux pratiques paysagères, une constellation de singularités en mouvement, une masse puissante en révélation.
Depuis, leur démarche artistique se focalise sur des notions environnementales, et déplie en pratiques et en performances la notion de maysage  – le paysage en mouvement.
Aussi la création chorégraphique WAVING une danse chorale océanique rassemble un large groupe de danseurs amateurs et professionnels pour former des vagues chorégraphiques et sonores. Empruntant des techniques de camouflage, childhood manifesto est une performance in-situ jouée en duo à l’orée d’intimes paysages aquatiques. Aujourd’hui le projet ÉCHO explore la relation frontale en empathie kinesthésique avec le spectateur considéré comme paysage.
A travers une démarche de pédagogique performative centrée sur les écoles supérieures d’art et design, elle revendique un « jouer école ». Associant pédagogie et création, elle développe avec Lauriane Houbey les projets : Matrice à l’ESBA Nantes-Métropole, Le Travail de l’Art à l’ESAD le Havre-Rouen, l’Edition performée à l’ESAD de Grenoble et à l’EESAB de Quimper, Exposer, exploser, explorer suivi de l’École d’Art Sauvage à l’ENSA de Limoges. La première édition de l’École d’Art Sauvage s’est jouée dans le cadre du festival Marcher Camper Flotter organisé par think-think-think à Nantes. Cette école performative et participative met à l’étude la notion de maysage, tout en questionnant nos dispositifs de perception, de formation et de création.
Son travail performatif se coordonne avec différents formats d’édition Expansion Bleue s’insère dans Se Rendre créé par Lieux Communs – Jocelyn Cottencin, un dispositif Matrice, édition performée, augmenté d’une carte blanche pour le numéro Performance, happening, art corporel… de la Revue 303 et Le Travail de l’Art,  journal et self-workshop conçu avec Nicolas Couturier – g.u.i.
Elle a collaboré aux projets de dérives urbaines du collectif Ici-Même [Grenoble] pour : Un peu plus à l’est de chez moi, Concerts de sons de ville, Agences de Conversation, Traversées d’extrémité, La ville une nuit entière.  Elle a travaillé avec Aline Landreau, Béryl Breuil et Antoine Monzoni-Calvet à la conception de Locomotive, une pièce chorégraphique et sonore. Elle a créé Expansion Bleue, une installation performée, et Expansion Orange, une performance élaborée avec la cinéaste Judith Cahen.
Comme interprète, elle a dansé pour Alain Michard, Mille Plateaux Associés, Annie Delichères, Marie Orts, Emmanuelle Huynh et Nicolas Floc’h, Agnieszka Ryszkiewicz, Marianne Baillot. Elle danse pour Dominique Brun dans Sacre #2, une recréation historique in extenso du Sacre du Printemps de Vaslav Nijinski, ainsi que dans L’Après-midi d’un faune d’après la partition autographe du même auteur. Elle collabore actuellement avec la compagnie A.I.M.E – Julie Nioche dans le cadre de sa résidence d’artiste associée au Grand R à La Roche-sur-Yon, avec Nos Retrouvailles et l’Heure Intérieure, et intègre le laboratoire de création Infusions / Bains de Catherine Contour.
Elle se forme au surf des mers comme ressource perceptive et imaginaire pour les projets chorégraphiques Waving et childhood manifesto.

LAURIANE HOUBEY

Sa pratique se déploie entre Marseille, Grenoble et Nantes, et croise arts chorégraphiques et performance, arts sonores et graphiques. Elle travaille à des projets tissant élans collectifs, fictions intimes et poétiques paysagères.
En tant que chorégraphe, elle collabore depuis 2011 avec Laurie Peschier-Pimont au sein du duo INUI, avec qui elle développe la notion de maysagele paysage en mouvement. Elles créent plusieurs pièces chorégraphiques croisant entités paysagères et gestes collectifs (Waving, Childhood Manifesto, L’École d’art sauvage, Édition performée, Matrice). Elles développent également une approche pédagogique de l’art chorégraphique, notamment en écoles supérieures d’art à l’ESBANM-Nantes, l’ENSA-Limoges, l’ESAD-Grenoble, l’EESAB-Quimper. Ces différents projets sont portés conjointement par la Plateforme Météores  et Bora-Bora Productions à Nantes.
En tant que performeuse, elle est actuellement interprète pour les projets de la chorégraphe Mathilde Monfreux (Ackerismes, La Grande Ourse), la vocaliste Anne-Laure Pigache (Les Pourparlers), l’Agence Touriste – Mathias Poisson & Virginie Thomas (Promenades & Bureaux), Ici-Même [Gre] (Concerts de sons de ville & dérives).
Depuis 2010, elle met en place des résidences de création en contextes, en partenariat avec les champs croisés de la recherche (CNRS, ARS), du travail de l’art et du travail social (grande précarité, migration, handicape). Ces actions mêlent des outils du champ chorégraphique et du documentaire de création pour mettre en tension le corps perceptif et ses mondes dans des dispositifs performatifs et des installations (La Maraude cartographique, Géographies intérieures, Quelque part, Cartographies traverses, D’ici là le milieu, La nuit remue, Les Voyages immobiles, Chair-langue).
Elle participe également à divers projets d’édition, notamment les recueils cartographiques Géographies Intérieures et La nuit remue avec Marie Moreau et Fabien Fischer pour L’ex.C.es. Avec Laurie Peschier-Pimont elle coordonne une carte blanche à L’Édition performée dans la revue 303 – numéro spécial Performance, happening et art corporel. Avec Jérémy Damian elle réalise la partition chorégraphique Etirements#2, à l’invitation de CitéDanse-Grenoble.
Autodidacte, elle s’est formée au contact de nombreux chorégraphes et improvisateurs, notamment Lisa Nelson, Catherine Contour, Loïc Touzé, Julyen Hammilton, entre autres, ainsi qu’auprès des artistes vocaux Anne-Laure Pigache, Phil Minton, Myriam Djemour, ou encore de certaines approches somatiques (BMC, Feldenkrais, Taï chi chuan). Elle a suivi des formations à l’image pellicule (16 & 35mm) ainsi qu’au son (prise de son, montage).
Afin de nourrir son lien grandissant aux mers et aux océans, elle pratique le surf, la plongée ainsi que la navigation à la voile.

La réciproque

Marie-Laure Crochant / Stéphane Fromentin

Au travers des créations portées par la metteur en scène Marie-Laure Crochant, La Réciproque mène un projet d’une vaste ambition : interroger la manière dont se représente le 21e siècle naissant, en bousculant le prêt-à-penser tout en s’autorisant un avenir poétique.

Après leur première collaboration sur la création de Dans La Solitude des Champs de Coton, variation(s) de Bernard Marie-Koltès, Marie-Laure Crochant, Stéphane Fromentin et Simon Le Moullec s’associent pour fonder la Réciproque et engager une investigation artistique au long cours, faisant de la formule de Camille de Toledo un credo : comment autoriser l’avenir ? Ces recherches les conduisent vers des textes rarement destinés au plateau, ouvrant des nouvelles pistes d’écriture dramatique qui mobilisent particulièrement, selon les projets, la musique live, l’image, la vidéo ou des scénographies organiques.

En 2014, ils passent commande d’un texte à Alexis Fichet et présentent une maquette de Climat Centrale. En 2015, ils associent le vidéaste Eric Watt et créent Direct (état des lieux provisoire) au TU-Nantes, à partir du texte de Patrick Bouvet et de L’alternative ambiante de Gilles Clément. En 2016, commandé par le Grand T pour le festival Tous Terriens, Marie-Laure Crochant et Eric Watt extraient de leur précédente pièce une « fausse » rencontre radiophonique entre experts du climat centrée sur le texte de Gilles Clément : Humus FM. La même année, Marie-Laure Crochant s’engage dans l’exploration de la collection Raconter la vie, fondée par le sociologue Pierre Rosanvallon. Elle crée Regarde les lumières mon amour, à partir du texte d’Annie Ernaux et interprété par Marilyn Leray, qui sera présentée au Grand T (Nantes), au Théâtre de l’Ephémère (Le Mans), au Grand R (La Roche/Yon) et sur d’autres scènes de la région. En 2017, Elle poursuit sa démarche en travaillant au Parlement des invisibles, un cycle de 5 lectures performées, nomades et musicales tirées de la collection, ainsi que de Cactus, un duo porté par le comédien Jérémy Colas et le percussionniste touche-à-tout Matthieu Dehoux.

En 2021, La réciproque ouvre un nouveau cycle de travail autour de pièces d’autrices vivantes. Cielles qui manquent en est le premier temps: triptyque qui s’appuie sur trois textes – Lucas et le Temps de Niki Orfanou, La Chute des comètes et des cosmonautes de Marina Skalova et Rendez-vous à l’aube de Zinnie Harris – traité par un « trinôme » artistique composé de Marie-Laure Crochant (metteuse en scène), Stéphane Fromentin (compositeur) et Tommy Poisson (vidéaste).

Parallèlement à leur activité de création, la Réciproque mène un travail de transmission et de lectures sur les quartiers de Nantes, plus particulièrement sur le campus de l’université de Nantes.

Marie-Laure Crochant
Formée à l’école du TNB, elle joue dans les spectacles de Stanislas Nordey, de Luc Bondy, de Robert Cantarella, de Patricia Allio, de Blandine Savetier… Elle devient rapidement la comédienne complice d’Anne Théron dès La Religieuse de Diderot pour lequel elle reçoit, en 2005, le prix Jean-Jacques Gautier de la révélation théâtrale de l’année. Elle poursuivra sa collaboration dans ses mises en scènes suivantes : Andromaque 2010, et joue Merteuil dans la réécriture des Liaisons dangereuses de Laclos : Ne me touchez pas. Elle a travaillé dans différents projets hybrides, à la frontière de la danse et du théâtre notamment avec Régine Chopinot et Roland Fichet.
Dans la saison 2016/2017, elle a joué dans la mise en scène de François Chevalier du texte de David Harrower Le Merle Noir, et dans la reprise de Ne Me Touchez Pas¸ d’Anne Théron, Vents contraires de Jean-René Lemoine.
En 2011, elle réalise sa première mise en scène : Dans La Solitude des Champs de Coton, variation(s) de Bernard Marie-Koltès, produite par le TU-Nantes et coproduite par le Théâtre de l’Ephémère.
A la suite de cette création, elle fonde avec le comédien Simon Le Moullec et le musicien Stéphane Fromentin, la compagnie La Réciproque. En 2015, ils créent DIRECT (état des lieux provisoire) au TU Nantes ainsi que Climat Centrale (Maquette). En 2016, elle dirige la comédienne Marilyn Leray sur un texte d’Annie Ernaux dans Regarde les lumières mon amour.
Stéphane Fromentin
Depuis la fin des années 90, Stéphane Fromentin promène sa musicalité à travers les musiques actuelles, la musique improvisée, les projets de danse et de théâtre.
Guitariste de rock, il co-fonde les groupes Trunks, Ruby Red Gun, Plain, Chien Vert et Cabine. Il est également interprète dans Ladylike Lily, Psykick Lyrikah, We Only Said et Fat Supper, ainsi que sur les œuvres d’Olivier Mellano (La chair des Anges, How we Tried). Il collabore régulièrement avec Laetitia Sheriff, David Euverte, Noël Akchoté, Régïs Boulard, Eric Thomas, Daniel Paboeuf, Jean-Francois Vrod…
Il co-fonde le collectif rennais théâtre à l’envers en 1999, et la compagnie nantaise La Réciproque en 2013. Compagnies auprès desquelles il expérimente des dispositifs de restitution sonores et musicales au service du texte et des comédiens. Ce travail l’amène à collaborer avec les chorégraphes Hervé Koubi, Franck Picard, David Monceau, ainsi qu’avec la compagnie théâtrale Les Lucioles pour des mises en scène de Mélanie Leray ou David Jeanne Comello et de travailler aux côtés de la metteuse en scène Marie-Laure Crochant depuis sa Solitude des Champs de Coton – Variations.
En 2017, il initie son nouveau projet solo Bornor.
En 2019, il rejoint Pierre Maroleau et participe à la création du groupe Yes Bastketball.


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Sylvain Riéjou

Association Cliché

 Après trois années de recherche en résidence à L’L (Bruxelles), et la création de plusieurs vidéos de danse en auto-production, Sylvain Riéjou s’engage en 2017 sur une première création au plateau, le solo: Mieux vaut partir d’un cliché que d’y arriver.
Son travail interroge les processus de création et les déconstruit à vue, dans des mises en scènes ludiques de ses questionnements intimes.
En 2018, il fonde l’association Cliché, implantée à Sablé-sur-Sarthe.
Sylvain Riéjou est artiste associé au Triangle – Plateau pour la danse (Rennes) et également soutenu par Danse dense (Pantin).

 

Sylvain Riéjou

Après l’obtention de son diplôme d’Etat de psychomotricien en 2004, Sylvain Riéjou décide de devenir danseur. Il rejoint alors la compagnie COLINE à Istres puis la formation EXTENSION du Centre de Développement Chorégraphique de Toulouse.
Depuis 2007, il est interprète pour les chorégraphes Olivia Grandville, Nathalie Pernette, Tatiana Julien, Sylvain Prunenec, Didier Théron, Aurélie Gandit, Geisha Fontaine et Pierre Cotterau. Il travaille également sous la direction de metteurs en scène (Roméo Castellucci, Robert Carsen, Coraline Lamaison) et d’artistes plasticiens (Boris Achour, Clédat et Petitpierre).
En parallèle de son métier d’interprète, il se forme au montage vidéo en autodidacte et réalise des vidéos danse. En 2010, il participe au concours Danse élargie et sa vidéo Clip pour Ste Geneviève y est présentée de nouveau en 2012. Cette même année, il intègre en tant que chorégraphe le cursus Transforme, dirigé par Myriam Gourfink, à l’abbaye de Royaumont. En 2015, il signe la chorégraphie de la pièce UBU, mise en scène par Olivier Martin Salvant au festival d’Avignon. Entre 2013 et 2016, il est en résidence de recherche au Théâtre de L’L à Bruxelles, dirigé par Michelle Braconnier. Durant cette période, il explore des chemins chorégraphiques lui permettant de faire basculer son corps de l’espace réel du plateau vers l’espace virtuel de la vidéo, et inversement. Une manière d’offrir à son corps les avantages de ces deux espaces qui ouvrent des chemins de mouvements différents et complémentaires.

En 2017, il crée son premier solo : Mieux vaut partir d’un cliché que d’y arriver. Dans ce one man show vidéo chorégraphique, il donne à voir aux spectateurs la construction d’une chanson de geste. Cela lui permet de jouer avec ses « prises de tête artistiques » afin d’y injecter un peu d’humour. Ce solo a été diffusé à Paris au Point éphémère, à Micadanses (festival Bien faits), au Regard du Cygne (festival les Incandescences) et au Carreau du Temple (festival Avis de Turbulences, organisé par l’Etoile du Nord). A partir de 2019, il sera présenté dans différents lieux, hors de Paris.
Il s’engage ensuite sur la création d’un nouveau solo : Je rentre dans le droit chemin (qui comme tu le sais n’existe pas et qui par ailleurs n’est pas droit), qui traite de la question de la nudité en danse et avec lequel il poursuit son exploration vidéo-chorégraphique de l’acte de création, en exposant sur le plateau ses questionnements intimes. Pour ce projet, il obtient la bourse d’écriture Beaumarchais-SACD en Avril 2019.
En 2020, il est associé au Triangle – cité de la danse à Rennes.