Nicolas Comte

EMPTY MASS / NANTES

Le parcours de Nicolas Comte est double : créateur d’images et créateur de sons. Mais si son travail se déploie à travers plusieurs médiums, une constante demeure : la recherche d’une forme d’organicité, au service d’une expérience sensible du spectateur.

Parallèlement à sa carrière de créateur et régisseur vidéo auprès de metteur-euses en scène tel-les que Anne Théron, Cyril Teste et Matthieu Roy… Nicolas Comte reconsidère progressivement sa pratique personnelle de la musique et de la composition sonore pour en faire un nouvel axe de travail et de recherches.

En 2020, il publie l’album  L’Ouverture des chambres, point de départ d’une nouvelle démarche artistique qu’il engage sous le nom Empty Mass, et matrice musicale d’un premier projet scénique La Chambre des cordes. Les différentes étapes de ce projet sont autant de jalons qui le conduisent à imaginer des formes de concert performé comme Spire,  ou de déployer ses matières sonores en paysage dialoguant avec des textes contemporains dans Mémoires du monde de demain.

– – –

Référent au sein de Bora Bora productions : Charles Eric Besnier-Mérand

NICOLAS COMTE
En 2012, il obtient le diplôme national supérieur d’expression plastique (master) des Beaux-Arts de Poitiers. Son travail se propose alors de faire éprouver aux spectateurs.rices la manière dont le réel devient image dans notre regard, à travers des installations optiques qui transforment la flamme d’une bougie en comète ou un papier brûlé en horizon crépusculaire de fin du monde. C’est aux Beaux-Arts également qu’il rencontre et commence à travailler avec des metteurs.es en scène comme Anne Théron, Cyril Teste et Matthieu Roy. Fasciné par l’entremêlement entre le vivant et les images, il expérimente, depuis 2012, de nombreux dispositifs plastiques et vidéo sur scène.
En parallèle se joue une autre histoire, musicale celle-ci, qui commence à l’adolescence avec la pratique de la guitare électrique et une passion pour la composition. En 2014, une expérience de création collective lui permet d’expérimenter la composition sonore pour le plateau. L’expérience est fondatrice et durant cinq ans, en parallèle de son travail de vidéaste, il expérimente un langage musical au croisement d’esthétique diverses : trip hop, musique progressive, electro, ambient, electronica. Après un premier album mélange de rock, de musique progressive et d’expérimentations electro, il publie en 2020 un deuxième opus, L’Ouverture Des Chambres, entièrement instrumental, dans lequel la guitare électrique n’est plus seulement instrument de musique, mais devient aussi la génératrice de sons évocateurs d’un imaginaire SF, dans un mélange d’écriture musicale et de sound design. Cet album deviendra la matrice musicale de son premier projet scénique : La Chambre Des Cordes.

Expérimentant sur scène, en 2023, le potentiel performatif de ces morceaux, un déclic a lieu : il devient évident pour lui que c’est en live, dans l’expérimentation sur scène de cette fabrique organique du son que le projet prend tout son sens. Il développe, depuis, une pratique de la guitare électrique impliquant l’utilisation de capteurs et la mobilisation du corps tout entier dans l’interprétation, et à travers laquelle il façonne et interprète des pièces qui interrogent la relation entre instrument, corps et technologie. Deux formes légères sont nées de cette pratique en 2025 et 2026 : Spire, un concert solo, et Mémoires Du Monde De Demain, un duo guitare-voix autour de récits d’anticipation. Le projet Contractions, un projet de recherche qui traite du vivant et de ses capacités de transformation, est en cours d’écriture.

Maëlle Dequiedt

Après des études de violoncelle, Maëlle Dequiedt intègre lʼécole du TNS.  Elle crée des formes iconoclastes qui mêlent musique et théâtre. Ses écritures de plateau, nourries par lʼimprovisation, placent les interprètes au cœur du processus de création. Parmi ses récentes productions, The Democracy Project au Festival Musica, la performance Fwd : Chantal et Hurlevent.
Maëlle Dequiedt travaille également à lʼopéra. En 2016, elle a été metteuse en scène en résidence à lʼAcadémie de lʼOpéra national de Paris. Elle a créé Les Noces de Figaro : variations ; A Brief Draft Of Human Desires ; Stabat Mater au Théâtre des Bouffes du Nord, Salon Strozzi: ein Sit-In au Staatstheater Wiesbaden (Allemagne), LʼEnfant et les sortilèges (An Empty House) à lʼOpéra dʼAnvers (Belgique).
Lauréate en 2017 du prix Cluster, elle est associée pour 3 saisons au Théâtre de la Cité internationale. En 2018, elle intègre le Pôle Européen de Création Valenciennes – Amiens.  De 2019 à 2022, elle est en résidence longue de territoire à Denain puis à Douchy-les-Mines. Depuis 2023, elle est associée au Théâtre d’Orléans / Scène nationale. À partir de 2024, elle commence un partenariat longue durée avec l’Université de Lille incluant des résidences, des ateliers avec les étudiant·es et des collaborations avec des chercheur·ses.
En 2025, elle est lauréate du programme franco-belge EMERGE qui lui offre un accompagnement de 4 ans par des institutions des Hauts-de-France, de Flandre et de Wallonie.
Elle bénéficie de la bourse Recherche en théâtre et arts associés 2025 du Ministère de la Culture pour mettre en œuvre un projet incluant notamment un laboratoire nomade autour des formes mêlant théâtre et musique
ainsi que la publication dʼune revue. En parallèle de ses créations, elle mène des ateliers de pratique et de transmission, notamment auprès des étudiant·es de l’ESAD et de l’école du TNB, ainsi que pour l’Opera Ballet Vlaanderen.
Depuis sa création, la compagnie La Phenomena est implantée dans la région des Hauts-de-France et le département du Nord.
La Phenomena est membre de l’association Arviva – Arts vivants, Arts durables qui rassemble les acteur·ices du spectacle vivant engagé·es dans la transformation écologique. La compagnie adhère à l’association HF+ qui agit pour l’égalité femmes-hommes dans les arts et la culture.

Audrey Bodiguel

Chorégraphe, interprète et performeuse, Audrey Bodiguel déploie ses projets depuis 2010 à Nantes. Tout a commencé entre le lino du garage de ses parents, et l’association de danse jazz du coin. En 2010, elle fonde VLAM Productions pour créer Bound, triptyque sur l’adolescence marquant un virage sur ses envies au plateau et le processus d’écriture des pièces. Avec Julien Andujar, iels organisent des événements liés au mouvement, au film et à la performance. Ensemble, iels créent notamment Kromos (2017), AFTER (2020) et déploient des processus de création à partager avec des publics et des territoires très différents.

Parallèlement, elle est interprète pour Eloïse Deschemin, Elise Lerat et accompagne des artistes dans leurs processus (Christine Maltète-Pinck, Guillaume Bariou, Eloïse Deschemin, etc.) De 2022 à 2024, elle est artiste habitante au Nouveau Studio Théâtre à Nantes, un espace pour convier, collaborer, chercher et créer. Durant cette résidence longue, Audrey s’intéresse aux formes in situ et immersives, pour inviter les spectateur.ices à regarder et ressentir une forme artistique d’un nouvel angle de vue. Elle y crée Two (2023) performance en duo d’une durée de 4h et Chœur (2023) forme performative pour 7 femmes et propose PERFORMER (2024): un cycle de 6 week-ends de transmission d’outils autour de cette manière d’être au plateau, pour des artistes professionnel.le.s. Elle travaille, de 2023 à 2026 à l’écriture  d’un seule-en-scène CARNE créé le 15 janvier dans le festival Trajectoires au Théâtre Onyx.

Elle fonde en 2024 La Veine, qui développe ses projets dans une nouvelle étape de son parcours artistique .

Photo (c) Estelle Chaigne

Pauline Tremblay

 

Pauline Tremblay  s’intéresse d’abord au format de la performance avec l’envie d’interpeller un public non nécessairement convoqué ou averti et d’investir des espaces non spécifiquement dédiés à l’art. Ses créations pour la scène conservent cette dimension performative et engagée, avec un travail spécifique sur l’adresse au spectateur et la création d’univers sonores et scénographiques débordant l’espace du plateau.
Ses différentes collaborations avec des artistes d’autres disciplines et aux parcours multiples, sont à la base de son travail qui cherche la virtuosité dans l’hybridité et la transdisciplinarité. Inspirées par différentes sources (littéraires, cinématographiques, psychanalytiques…) ces créations se tiennent à la frontière de plusieurs formats de représentations et brouillent aussi les pistes entre autobiographique et fictif, geste et mot, intime et politique… dans l’idée de faire advenir du «différent» à partir du connu.
Chaque création est ainsi l’occasion de rencontrer d’autres médiums, d’apprendre à manier de nouveaux outils et d’inventer des dispositifs hybrides où il s’agira chaque fois de performer cette rencontre avec l’altérité.

Site de la compagnie :  Replay&Display

Référents au sein de Bora Bora productions : Marion Valentine accompagnée de Charles Eric Besnier-Mérand

 

PAULINE TREMBLAY

Formée au Conservatoire National de Région de Nantes en danse classique et contemporaine, Pauline Tremblay obtient sa médaille d’or (EAT) en danse contemporaine. Elle choisit d’allier la pratique à la théorie en effectuant une licence de Philosophie, un Master 1 en danse à Paris 8, un Master 2 en Lettres et Esthétique à Paris 7 qui aboutira à l’écriture de son mémoire :  “De l’interprétation chorégraphique au texte littéraire : un mouvement de débordement.”. Et elle obtient en 2015 un Master 2 et son diplôme de danse thérapeute suite à deux mémoires : “La danse thérapie auprès de femmes en état d’errance” et “Les mouvements transféro-contretransférentiels comme outils thérapeutiques, dans le contexte de séances individuelles avec des adolescents souffrant de troubles du comportement”. Toujours à la croisée d’un travail à la fois théorique et artistique elle a fait partie du groupe de recherche “Écrire le sensible : laboratoire itinérant de recherche-création” qui réunit artistes et chercheurs à l’université Paris 7.
A partir de 2008 elle travaille en tant qu’interprète et performer pour les chorégraphes Vincent Thomasset (Topographies des forces en présence), Elie Hay (I like him and he likes me), Stéphane Fratti, Agnès Butet, Christian Bourigault et elle rejoint l’équipe de Gaëlle Bourges en 2018.
Parallèlement, elle engage son premier solo en 2018, Après Alien adapté du roman d’Olivia Rosenthal. Depuis ses premières résidences, Pauline est soutenue par le Collectif 12 (Mantes-la-Jolie), Micadanses, Danses dense, la Ménagerie de Verre et le CCN de Roubaix; réseau qui s’élargira dès son second projet ONE TWO, ONE TWO.
Dans la volonté de croiser le geste chorégraphique avec d’autres disciplines elle collabore régulièrement avec la compositrice sonore Aude Rabillon et l’auteure et metteure en scène Elsa Ménard.
Ses projets de créations et d’actions culturelles sont principalement portés par l’association R&D dont elle est une des chorégraphes et membre du comité artistique.
Elle est égalemenet invitée à intervenir comme pédagogue et danse-thérapeute sous forme d’ateliers et de workshops, dans différents contextes artistiques, scolaires, médicaux, sociaux, auprès d’enfants, d’adolescents et d’adultes.

Jean Le Peltier

Ives & Pony / BRUXELLES
Grand Lointain / NANTES

Après des études théâtrales qui l’ont conduit en Allemagne, Jean Le Peltier s’établit en Belgique où il fonde sa compagnie Ives & Pony. Interprète pour le plateau de théâtre et le cinéma, réalisateur de courts-métrages, il met en scène ses premières pièces de théâtre à partir de 2014.

« Ces pièces de théâtre ont pour points communs d’utiliser des métalepses narratives. Les métalepses narratives, on ne sait pas vraiment pas ce que ça veut dire.  Ça correspond à l’intrusion d’un narrateur dans son histoire.
Et ça permet de poser au moins deux regards différents sur une même situation. Et notamment, des regards déshabitués sur des situations a priori banales, pour déplacer le sens et faire apparaître un sens caché, implicite, rêvé, oublié, pour faire remonter les éléments mythologiques qui traînent dans notre présent, pour trouver ce qu’il y a d’un peu grandiose dans le simple, d’un peu précieux dans le naïf.
 »

En 2019, il s’installe à Nantes où il fonde Grand Lointain, la structure de production qui produit ses projets en France.  Il est également associé au TU-Nantes à partir de 2020.

Référent au sein de Bora Bora productions : Charles Eric Besnier

JEAN LE PELTIER
(c) Gregg Bréhin

Après un Master des arts du spectacle, dont une année passée à Giessen (Allemagne) en « Science du théâtre appliqué », il écrit et met en scène différentes pièces de théâtre.
En 2014 il écrit et commence à jouer VIEIL, un monologue graphique, où il dessine au fusain, sur un papier immense, les personnages et les paysages de l’histoire.  En 2016, il invente JUSTE AVANT LA NUIT, une pièce créée en collaboration avec des plasticiens et des danseurs. La pièce parle de la déformation que notre imagination oppose au réel dans nos états de frustration.
En 2018, LES LOUPS raconte les hallucinations de trois biologistes perdus en
Antarctique.
En 2020, sort ZOO, un duo entre un comédien et un robot, qui parle de la compétition ressentie par l’intelligence humain avec l’idée qu’elle se fait de l’intelligence artificielle.
En 2020, Jean Le Peltier devient artiste associé du théâtre le TU de Nantes. Dans les partenaires réguliers de son travail on trouve La Balsamine (Bruxelles), l’Atelier 210 (Bruxelles), Le Théâtre de Poche (Hédé), Au bout du plongeoir (Rennes), le CENTQUATRE (Paris)…
En 2021, il jouera aussi dans le spectacle «AMIS IL FAUT FAIRE UNE PAUSE » de Julien Fournet (Amical de production).

Le désordre des choses


Guillaume Cayet / Aurélia Lüscher

Co-fondée en 2014 par Guillaume Cayet et Aurélia Lüscher et implantée en Auvergne-Rhône-Alpes, la compagnie Le désordre des choses travaille depuis sa création à la lisière du théâtre poétique, performatif et politique. Depuis ses premiers spectacles –Les Immobiles, B.A.B.A.R (le transparent noir), 9 mouvements pour une cavale, Innocent·es, Grès (tentative de sédimentation)-, jusqu’aux plus récents –Jeune Mort, Le temps des fins, Les corps incorruptibles, Nos Empereurs– forme et fond sont pensés conjointement.
Des spectacles à l’adresse frontale, ancrés dans des sujets d’actualité, conçus à la fois pour des salles noires et pour de petites jauges, joués dans des lieux non dédiés dialoguent avec des formes de plus grande ampleur.
Prônant un théâtre de service public à destination du plus grand nombre, la compagnie place au cœur de son travail la question de l’adresse -à qui parle-t-on ?- autant que celle de la forme -comment parle-t-on ? Ses projets se déploient dans la durée, souvent sous forme de cycles thématiques.
Depuis 2024, Guillaume Cayet et Aurélia Lüscher ont affirmé leur volonté de travailler selon une direction bicéphale : chacun·e développe des projets de manière autonome, mais toujours complémentaire, autour de formes théâtrales qui interrogent le monde. Il et elle défendent l’idée que la nécessité du théâtre réside dans cet espace-temps suspendu qu’offre la représentation : un espace pour penser le monde.
Si le travail d’Aurélia Lüscher cherche à élaborer des formes hybrides, à la croisée de la performance, des arts plastiques et de l’écriture de plateau, en prise directe avec le réel, celui de Guillaume Cayet, entre théâtre-récit et épopée dramatique, s’attache à articuler fable et réalité, poésie et politique, afin de faire émerger de nouveaux récits contemporains.
Deux formes dramatiques, mais une seule et même visée : faire du théâtre un lieu-refuge, un lieu-cabane, pour tenter l’espace de quelques heures d’habiter le monde autrement, ensemble.
Dans les territoires où la compagnie est accueillie en résidence, elle s’attache à instaurer une dynamique locale, en rapprochant pratiques amateurs et professionnelles et en développant des partenariats avec des lycées, des écoles ou encore des établissements pénitentiaires. Pour la compagnie, spectacles et ateliers dialoguent : les premiers fabriquent l’abri où se protéger face aux bruits du monde, les seconds rassemblent celles et ceux qui viendront l’habiter.

La compagnie le désordre des choses / Guillaume Cayet est soutenue par le Département de la Seine-Saint-Denis dans le cadre de la résidence artistique à l’Espace 1789 de Saint-Ouen.
Guillaume Cayet est membre de l’Ensemble artistique de La Comédie de Valence, Centre dramatique national Drôme-Ardèche.
Aurélia Lüscher est artiste associée au Théâtre de Châtillon.
Le désordre des choses est une compagnie conventionnée par la DRAC Auvergne-Rhône-Alpes.

Contact Bora Bora productions : Karine Bellanger


Aurélia Lüscher

Formée au Conservatoire de Genève, puis à l’École de la Comédie de Saint-Étienne, Aurélia Lüscher co-fonde avec Guillaume Cayet la compagnie le désordre des choses ainsi que le Collectif Marthe. Elle a entamé en 2024 une trilogie qui explore en trois volets notre rapport à la mort : Les corps incorruptibles (2024), Au Grand Passage (2026) et Les Sanctuaires (2028) . L’ambition artistique d’Aurélia est d’offrir au public un univers situé à la croisée du théâtre, de la performance plastique et de l’installation. Dans cette démarche hybride, elle endosse plusieurs rôles : chercheuse, autrice, scénographe, plasticienne et interprète. Elle travaille entre la France et la Suisse.

Guillaume Cayet

Après des études universitaires et théâtrales à Metz et à Nancy, Guillaume Cayet intègre le département écrivain-dramaturge de l’ENSATT à Lyon. Il a écrit une vingtaine de pièces de théâtre dont certaines sont publiées aux éditions Théâtrales et mises en onde par France Culture.
Il collabore avec Julia Vidit (metteuse en scène et directrice du CDN de la Manufacture Nancy-Lorraine). De 2021 à 2025, il initie le dispositif Quartiers libres, une enquête poétique autour des travailleur·ses du Grand Nancy, imaginée avec Julia Vidit. Il travaille également avec l’auteur/metteur en scène Guillaume Béguin et le Collectif Marthe.
Il écrit et met en scène Grès (tentative de sédimentation) en 2021 et crée Jeune Mort dans le cadre des Vive le Sujet / Tentative! du Festival d’Avignon/SACD 2023. Le temps des fins est créé en 2024 à La Comédie de Valence. Dans le cadre des O.V.N.I. de La Comédie de Valence, il réalise également le court-métrage Matador, avec des paysan·nes et celleux qui les accompagnent sur les territoires ruraux, sélectionné au Festival du court-métrage de Clermont-Ferrand. En 2025, il crée avec les étudiant·es de l’ESAD (École Supérieure d’Art Dramatique – Paris), le spectacle La terre et les morts. En 2026, il écrit et met en scène, Nos Empereurs. Il travaille en ce moment à l’écriture de Métaboys (une petite forme autour des masculinistes).

François Orsoni

Théâtre de NéNéKa

Le théâtre de NéNéKa que dirige François Orsoni place la parole au centre de tout. La parole écrite tout d’abord, celle de Pirandello, de Pasolini, de Brecht, de Büchner… Une parole qui dénonce l’ordre établi, les faux-semblants, qui libère et qui est source de réflexion. Une parole incarnée aussi. Sur scène, pas d’effets spéciaux, pas d’esbroufe, une scénographie toujours soignée et au service du texte, des comédiens qui font se rencontrer des savoir-faire, des corps qui disent, qui rendent le texte intelligible.

Le Théâtre NéNéKa est une compagnie soutenue par la Collectivité de Corse et la Ville d’Ajaccio.

Référent au sein de Bora Bora productions : Karine Bellanger


http://www.neneka.fr/
facebook.com/TheatreNeneka/

François Orsoni

C’est au retour d’un séjour professionnel en Californie que François Orsoni, spécialiste de macro-économie monétaire, décide de s’inscrire dans une école de théâtre. Il a alors vingt-sept ans et débute comme acteur, avant de s’intéresser à la mise en scène pour présenter successivement L’Imbécile et Le Bonnet du fou de Luigi Pirandello.
Sa rencontre avec les comédiens Alban Guyon, Clotilde Hesme et Thomas Landbo, l’encourage à fonder, en 1999, sa propre compagnie : le Théâtre NéNéKa. Plaçant la parole au centre de sa démarche artistique, François Orsoni et ses acteurs questionnent successivement Pirandello, Pasolini, Boulgakov, Py, Loher, Maupassant, Brecht (Jean La Chance et Baal), Horváth (Jeunesse sans Dieu) Büchner (La mort de Danton), Sciascia, et plus récemment Shakespeare (Coriolan), ne négligeant pas un théâtre pour tous les publics en adaptant deux livres de Chen Jiang Hong, Le prince Tigre et Le Cheval magique de Han Gan.
Les auteurs qu’il choisit dénoncent chacun à leur manière l’ordre établi et les faux-semblants, ils dérangent et bouleversent en allant aux plus profonds des questionnements et des contradictions de la condition humaine. Le choix de ces textes est aussi très souvent lié aux lieux, intérieurs ou extérieurs, dans lesquels ils seront présentés et bien sûr aux acteurs qui les donneront à entendre. François Orsoni aime travailler avec de longues périodes d’improvisation permettant aux acteurs de créer dans une grande liberté. Soucieux de les faire évoluer dans des scénographies d’une extrême simplicité, il attend d’eux qu’ils deviennent des corps qui disent, au service d’un texte qui parle.
Invité au festival d’Avignon en 2010, ses spectacles sont créés et joués en Corse, puis souvent repris au théâtre de la Bastille à Paris, à la MC93 de Bobigny, au théâtre d’Arles, ainsi que dans de nombreux Centres Dramatiques Nationaux. Il fut également invité dans des festivals internationaux en Argentine, en Chine, en Italie, en Suisse et en Allemagne. En 2019, François Orsoni est invité à la Villa Medicis, Académie de France à Rome, pour une résidence de recherches.

Sylvain Riéjou

Association Cliché / LE MANS

 Après trois années de recherche en résidence à L’L (Bruxelles), et la création de plusieurs vidéos de danse en auto-production, Sylvain Riéjou s’engage en 2017 sur une première création au plateau qui deviendra une véritable signature et qui donne le ton des pièces à venir, le solo: Mieux vaut partir d’un cliché que d’y arriver.
Son travail interroge les processus de création chorégraphique et les déconstruit à vue, dans des mises en scènes ludiques de ses questionnements intimes.
En 2018, il fonde l’association Cliché, créée à Sablé-sur-Sarthe puis implantée au Mans et conventionnée avec la DRAC des Pays de la Loire à partir de 2022.
Soutenu par Danse dense (Pantin) jusqu’en 2021, artiste associé au Triangle – Plateau pour la danse (Rennes) de 2021 à 2023, Sylvain Riéjou est artiste associé au Théâtre Louis Aragon scène conventionnée d’intérêt national art et création – danse à Tremblay-en-France dans le cadre de « Territoire(s) de la danse » 2024 avec le soutien de Département de la Seine-Saint-Denis, ainsi qu’à Pôle sud CDCN de Strasbourg de 2024 à 2026.
– – –
Site de la compagnie

Référents au sein de Bora Bora productions : Charles Eric Besnier et Marion Valentine

Sylvain Riéjou

Après l’obtention de son diplôme d’Etat de psychomotricien en 2004, Sylvain Riéjou décide de devenir danseur. Il rejoint alors la compagnie COLINE à Istres puis la formation EXTENSION du Centre de Développement Chorégraphique de Toulouse.
Depuis 2007, il est interprète pour les chorégraphes Olivia Grandville, Nathalie Pernette, Tatiana Julien, Sylvain Prunenec, Didier Théron, Aurélie Gandit, Geisha Fontaine et Pierre Cotterau. Il travaille également sous la direction de metteurs en scène (Roméo Castellucci, Robert Carsen, Coraline Lamaison) et d’artistes plasticiens (Boris Achour, Clédat et Petitpierre).
En parallèle de son métier d’interprète, il se forme au montage vidéo en autodidacte et réalise des vidéos danse. En 2010, il participe au concours Danse élargie et sa vidéo Clip pour Ste Geneviève y est présentée de nouveau en 2012. Cette même année, il intègre en tant que chorégraphe le cursus Transforme, dirigé par Myriam Gourfink, à l’abbaye de Royaumont. En 2015, il signe la chorégraphie de la pièce UBU, mise en scène par Olivier Martin Salvant au festival d’Avignon. Entre 2013 et 2016, il est en résidence de recherche au Théâtre de L’L à Bruxelles, dirigé par Michelle Braconnier. Durant cette période, il explore des chemins chorégraphiques lui permettant de faire basculer son corps de l’espace réel du plateau vers l’espace virtuel de la vidéo, et inversement. Une manière d’offrir à son corps les avantages de ces deux espaces qui ouvrent des chemins de mouvements différents et complémentaires.

En 2017, il crée son premier solo : Mieux vaut partir d’un cliché que d’y arriver. Dans ce one man show vidéo chorégraphique, il donne à voir aux spectateurs la construction d’une chanson de geste. Cela lui permet de jouer avec ses « prises de tête artistiques » afin d’y injecter un peu d’humour. Ce solo a été diffusé à Paris au Point éphémère, à Micadanses (festival Bien faits), au Regard du Cygne (festival les Incandescences) et au Carreau du Temple (festival Avis de Turbulences, organisé par l’Etoile du Nord). A partir de 2019, il sera présenté dans différents lieux, hors de Paris.
Il s’engage ensuite sur la création d’un nouveau solo : Je rentre dans le droit chemin (qui comme tu le sais n’existe pas et qui par ailleurs n’est pas droit), qui traite de la question de la nudité en danse et avec lequel il poursuit son exploration vidéo-chorégraphique de l’acte de création, en exposant sur le plateau ses questionnements intimes. Pour ce projet, il obtient la bourse d’écriture Beaumarchais-SACD en Avril 2019.
En 2020, il est associé au Triangle – cité de la danse à Rennes.