Je rentre dans le droit chemin (qui comme tu le sais n’existe pas et qui par ailleurs n’est pas droit)
« Je veux montrer à mes semblables un homme dans toute la vérité de la nature, et cet homme ce sera moi. »
Les Confessions, Jean Jacques Rousseau
Comme en diptyque de son premier solo Mieux vaut partir d’un cliché que d’y arriver, Sylvain Riéjou poursuit son exploration vidéo-chorégraphique de l’acte de création en exposant sur le plateau les méandres de ses questionnements intimes.
Lorsqu’elle est publiée sur internet, la vidéo Clip pour Ste Geneviève (pourtant accueillie chaleureusement par le public, et notamment lors du concours Danse élargie) tombe sous le coup d’une interdiction pour « caractère pornographique ». Avec cette sanction débute une interrogation sur les paradoxes d’une représentation du corps dans la publicité, l’art ou sur scène.
C’est autour de la mise a nu que se développe cette nouvelle recherche de Sylvain Riejou, partant du rapport (dé)complexe/é du danseur avec son propre corps, et convoquant sa propre expérience de danseur. Sa nudité éclaire le geste artistique, parce que l’acte de création demande inéluctablement de se dévoiler et donc de se mettre « à poil ». La nudité est employée comme moyen privilégié de donner à voir un corps , dans toute sa vérité et dans son universalité, tentant de se jouer du parfum de scandale que suscite presque systématiquement sa révélation.
+ Entretien « La nudité n’a pas fini de parler d’elle » | Avec Wilson Le Personnic – Ma Culture